La Boston Tea Party fut une révolte politique à Boston, la capitale de la Colonie de la baie du Massachusetts, contre le Parlement britannique en 1773.
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Depuis la promulgation du Stamp Act en 1765, et les Townshend Acts de 1767, la Grande-Bretagne pouvait taxer ses treize colonies américaines. Cette décision était très mal perçue par les habitants des colonies, car ils n'étaient pas représentés au parlement de Westminster et entendaient faire respecter le principe selon lequel un territoire non représenté ne pouvait pas être taxé (no taxation without representation).
L'un des protestataires était John Hancock et en 1768, sa petite corvette, Liberty, fut saisie et il fut accusé de contrebande. Il fut alors défendu par John Adams (qui deviendra plus tard le 2e président des États-Unis) et le procès fut classé sans suite.
Le royaume britannique était alors confronté à de lourds problèmes de trésorerie et le roi George III décida d'augmenter fortement les taxes commerciales à l'encontre des colonies. Le thé, l'un des produits dont la taxe était la plus exorbitante, était devenu un point de discorde symbolique entre la métropole et ses colonies. Hancock organisa un boycott du thé de Chine vendu par la Compagnie anglaise des Indes orientales dont les ventes dans les colonies passèrent de 145 000 kg (320 000 livres) à 240 kg (520 livres). On peut noter l'importance du rôle des femmes américaines dans cette action qui fut l'une des premières où elles purent avoir collectivement une influence politique.
À partir de 1773, la Compagnie avait d'importantes dettes et d'énormes stocks de thé, mais peu de possibilités de les écouler à cause de la contrebande qui échappait aux taxes. Le gouvernement britannique fit alors passer le Tea Act qui autorisait la Compagnie à vendre du thé aux colonies sans payer les taxes, cette mesure lui permettant de vendre son thé moins cher que les autres importateurs et que les contrebandiers. Elle provoqua la ruine des marchands indépendants[1] et la colère des Américains. À New York, des affiches de The Alarm sont placardées : elles critiquent l'East India Company et militent en faveur des libertés américaines[1]. John Dickinson appelle au boycott de la compagnie ; les marins qui débarquent le thé sont passés au supplice du goudron et des plumes[1].
Les bateaux transportant du thé étaient refusés dans la plupart des ports américains, mais la Compagnie des Indes orientales tente de débarquer du thé avec le soutien du gouverneur et de l'armée.
Le 16 décembre 1773, soixante Bostoniens nommés Les Fils de la liberté grimpèrent à bord des trois navires (le Dartmouth, le Eleanor et le Beaver) costumés en Amérindiens de la tribu des Mohawks, car ils suscitaient la terreur à cette époque[3]. Silencieusement, entre 18 et 19 heures[4] ils ouvrirent les tonneaux et jetèrent 342 caisses par dessus bord[5], puis ils les refermèrent pour les remettre à leur place, vide.[6]
Rien ne fut volé ou détruit intentionnellement, hormis les 45 tonnes (90 000 livres) de thé, d'une valeur de 10 000 £.
Elle suscita de nombreuses réactions de la part de personnalités de métropole et des colonies. Par exemple, Benjamin Franklin maintint que le thé détruit devait être remboursé et proposa de le faire avec son propre argent. Le gouvernement britannique répliqua en fermant le port de Boston. La Boston Tea Party fut l'un des évènements symboliques de la Révolution américaine et annonçant la guerre d'indépendance américaine. La Compagnie résolut ses problèmes financiers causés par le thé en vendant de l'opium produit en Inde à la Chine.
Le 7 mars 1774 une nouvelle Tea Party a lieu sur le Fortune[7].