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Le mariage est l'union solennelle d'un homme et d'une femme[1]. Le mariage a pour fonction de fonder une famille et lier des familles existantes.
Si le mari (ou époux) et la femme (ou épouse) ne peuvent contracter un nouveau mariage tant que le premier est valide alors le régime matrimonial est monogame. Ce type d'union est présente notamment dans les pays de culture judéo-chrétienne.
La polygamie permet à une personne de contracter plusieurs mariages. Dans un certain nombre de pays, notamment africains et arabes de culture musulmane, le mariage peut lier un homme avec plusieurs femmes, c'est la polygynie. La polyandrie désigne le mariage d'une femme avec plusieurs hommes ; ce type d'union est pratiquée dans certains pays d'Asie.
Des Etats ont institué le mariage homosexuel, qui unit des personnes de même sexe. C'est le cas par exemple en Afrique du Sud, en Belgique, au Canada, en Espagne ou aux Pays-Bas.
Sommaire |
La notion de mariage recouvre plusieurs réalités :
Le mariage implique en général des relations sexuelles entre les époux (devoir conjugal légalement obligatoire jusqu'à récemment dans la plupart des législations, et encore aujourd'hui dans de nombreux pays), la non-consommation du mariage pouvant être une cause d'annulation de celui-ci.
Le mariage existe sous de très nombreuses formes sur la surface du globe. Les théoriciens des systèmes de parenté, comme les usagers de la langue courante ont donc recours à des termes précis pour nommer les caractéristiques de chacun d'entre eux. On distingue donc les notions suivantes, qui ne sont pas toutes exclusives entre elles :
Dans tous les cas l'autorité supérieure, Etat ou Eglise est un des termes du mariage. C'est cette autorité qui fixe les privilèges et les contraintes liés au mariage ainsi que les règles de sa rupture éventuelle.
Dans toutes les cultures, se marier implique de choisir le lieu géographique d'existence du foyer :
Dans certaines cultures, notamment traditionnelles, il est possible de voir des époux vivre dans des résidences séparées. Cela est également observable en pratique (pas en droit) dans l'évolution des moeurs des sociétés occidentales.
Dans l'Égypte antique, le mariage reflète la volonté de former un couple à l'image des divinités égyptiennes qui possèdent, presque toutes, leur parèdre.
Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par leur nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes. Pour distinguer l'être humain des autres animaux, le mariage était donc un outil social pour justifier les rapports sexuels[2].
Seul le mariage civil a une existence légale. L'article 21 de la constitution dispose que le mariage civil doit précéder le mariage religieux. Le mariage homosexuel est légal depuis janvier 2003.
Le mariage est un acte civil et éventuellement religieux qui lie le plus souvent un homme et une femme en vue d'une vie commune et de fonder une famille. En France, le mariage est extrêmement lié à la religion chrétienne, mais trouve une certaine autonomie civile depuis les temps modernes.
MARIAGE : nom masculin ; liaison de deux personnes (homme et femme)… Le mariage peut être religieux, officiel ou traditionnel. Aux Comores, le mariage peut revêtir la valeur de petit ou grand mariage. Est un petit mariage celui qui se célèbre sans faste, avec le naib (notaire religieux), un témoin du marié, celui de la mariée… avec le minimum de la dot, disponible ou promise. Est grand mariage cet autre qui s’annonce et qui réunit un grand public pour un banquet entre toutes autres festivités Cette catégorie de mariage, dans le cas précis de du mariage traditionnel, que l’on appelle grand mariage, a la spécificité que l’homme annonce d’épouser sa femme avec laquelle il a pu avoir déjà des enfants. Les habitués des festivités nuptiales à la Grande-Comore (sans allusion cette fois-ci, du traditionnel du mariage) comprennent que le couple célèbre le mariage traditionnel. Des projets pourraient avoir été avortés. Les parents de la mariée peuvent avoir nourri le dessein de marier leur fille à un homme de leur rêve. Il en aurait été ainsi des parents du « marié ». Les deux familles sont résolues à participer à la célébration de ce auquel elles n’auraient jamais songé.
Depuis la fin du XIXe siècle, le mariage n'est plus l'apanage des seules institutions religieuses. Ce fait résulte d’une tendance à la séparation entre les pouvoirs de l'Église et ceux de l'État dans les sociétés occidentales. Les États souhaitant affirmer leur légitimité au sein de la population, la plus grande partie des institutions structurant l'ordre social sont devenues laïques : l'éducation, le droit, la science, etc.
Par exemple en France, l’obligation d’une cérémonie religieuse du mariage disparaît dès 1792, et les autorités religieuses ne sont plus autorisées à marier que des couples déjà mariés civilement[3]. Cette laïcisation de l'état civil, opérée à l'époque de la Révolution française et maintenue sous le régime concordataire, peut être considérée comme la première étape du développement de la laïcité en France, plus d'un siècle avant la loi de 1905.
L'Église catholique considère que le mariage purement civil entre deux catholiques ou entre deux orthodoxes n'est pas valide. De même, le mariage civil d'un catholique ou d'un orthodoxe avec un non baptisé n'est pas valide.
Elle considère que le mariage purement civil entre deux protestants ou entre deux non baptisés est valide. [réf. nécessaire]
L'Église considère qu'il ne faut pas sous-estimer le mariage civil, et considère qu'il ne s'agit pas d'une simple obligation administrative. En effet, la proclamation officielle des droits et des devoirs des époux est fondamentale en ce qui concerne la fidélité, le secours mutuel, l'assistance, la communauté de vie, la participation aux charges du ménage, et la solidarité dans les dettes (en France, articles 203 et 212 du code civil).
En Israël, également, il n'y a pas de primauté du mariage religieux sur le mariage civil.
En France, Les témoins du mariage civil doivent être majeurs et être au nombre de deux au minimum et quatre au maximum.
Les témoins du mariage religieux ne sont pas forcément les mêmes que les témoins du mariage civil. Il n'y a pas de limite au nombre de témoins du mariage religieux.
Le taux de nuptialité du Québec a connu de grandes variations au cours du XXe siècle. Ainsi, de 6,5 mariages pour mille en 1900 (n=10 103), le Québec est passé à 10,7 mariages pour mille (n=35 069) en 1940, un sommet pour la province au XXe siècle. On assiste par la suite à un long déclin du taux de nuptialité, malgré un faible sursaut dans les premières années de la décennie 1970, pour s'établir à 2,9 mariages pour mille (n=22 234) en 2005[4].
Cette baisse importante du taux nuptialité est particulièrement marquée du côté du mariage religieux. Alors que la quasi totalité des mariages étaient religieux au début des années 1970 (97,8 % en 1969) cette proportion n'est plus que de 66,6 % en 2005.[5] De nouvelles valeurs, issues en partie de la Révolution tranquille, et une baisse drastique de la pratique religieuse dans les 50 dernières années expliquent en partie ce recul du mariage religieux au Québec.
L'âge moyen des époux québécois est de 32 ans pour les hommes et de 30 ans pour les femmes.[6]
Le droit du mariage concerne notamment:
Depuis début 2007, un arrêt de la Cour Constitutionnelle a donné la possibilité légale de mariage ou d'union civile pour les couples de même sexe, et le choix entre ces deux termes. Les droits et devoirs qui en sont issus sont identiques à ceux des mariages ou contrats d'union civile hétérosexuels. Les fonctionnaires du Home Affairs et les personnes assermentées pour administrer un mariage ont le droit de refuser de célébrer un mariage homosexuel, mais dans chaque bureau régional, il y a au moins un officiel qui accepte cette mission.
Le mariage constitue un sujet majeur dans la littérature à travers :
L'organisation d'un mariage consiste à gérer l'ensemble des préparatifs liés au déroulement de la journée où aura lieu la cérémonie. Pour un mariage typique, avec cérémonie, la location de salle, le traiteur, le photographe, la maquilleuse, la voiture de luxe, la liste de mariage, la pièce montée, la décoration de la salle de mariage, la préparation religieuse, la publication des bans, la fabrication des dragées sont autant d'étapes qui justifient que les mariés doivent s'y prendre longtemps à l'avance. Il est ainsi nécessaire de bien préparer son budget mariage. Cette préparation peut être commencée plus d'un an à l'avance pour les couples les plus prévoyants anxieux que cette journée soit parfaite. Pour cette raison, certaines dates sont réservées un an à l'avance à la Mairie, par exemple il sera difficile de trouver un samedi après-midi de libre au mois de juillet si on ne s'y prend qu'au mois de mars. Le même cas se présente pour la recherche d'un traiteur. On peut aussi avoir affaire à un organisateur de mariage, ou Wedding Planner en anglais, qui permet de guider les mariés dans leurs choix.
Le blanc est la couleur classique des robes de mariées en occident, mais on ne s'est pas toujours marié en blanc en France. Autrefois, la mariée portait le plus souvent une robe de couleur rouge (comme c'est toujours le cas en Chine de nos jours), car c'était la couleur la plus facile à obtenir pour le teinturier, donc la moins chère. Une robe blanche devait par contre souvent être faite d'une étoffe fine (soie ou coton de bonne qualité) qui était beaucoup plus coûteuse. La tradition du mariage en blanc ne date que de la fin du XVIIIe siècle.
On célèbre entre 250 000 et 300 000 mariages par an en France[7].
C'est la musique classique qui accompagne le mariage en occident, avec typiquement :
Les anniversaires de mariages sont traditionnellement fêtés et portent des surnoms ; en voici une liste non-exhaustive :
Sources: