La mortalité, ou taux de mortalité, est le nombre de décès annuels rapporté au nombre d'habitants d’un territoire donné. Elle se distingue de la morbidité : nombre de malades annuels rapporté à la population.
Cet indice statistique sert à l'étude de la démographie, au même titre que la natalité ou la fécondité. Il dépend de la structure par âges de la population, représentée par la pyramide des âges, qui est affectée par le vieillissement démographique. On lui préfère les taux de mortalité par âge comme par exemple le taux de mortalité infantile. On synthétise l'ensemble des taux de mortalité par âges avec l'espérance de vie. Ces données nous renseignent sur les conditions sanitaires générales d'un pays et sont sensibles aux épidémies .
Par extension, c'est le nombre de morts survenues au sein d’une population dénombrable d’organismes vivants dans des conditions données et pendant une durée déterminée : mortalité opératoire (nombre de morts rapporté au nombre d’interventions d'un type donné), mortalité d'une maladie (nombre d'évolutions fatales de la maladie rapporté au nombre de patients atteints par la maladie), mortalité de bactéries du fait de l’action d’un antibiotique, etc.
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Les maladies cardio-vasculaires représentent la première cause de décès dans le monde.
Les maladies infectieuses sont responsables de 17 millions de décès par an, ce qui représente un tiers de la mortalité. Elles représentent 43 % des décès dans les pays en voie de développement, contre 1 % dans les pays industrialisés ; citons notamment le sida, le paludisme et la rougeole, cette dernière étant responsable de la mort d’environ un million d’enfants par an.
Selon Jean Ziegler (rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à mars 2008), la mortalité due à la sous-alimentation représentait 58% de la mortalité totale en 2006: "Dans le monde, environ 62 millions de personnes, toutes causes de décès confondues, meurent chaque année. En 2006, plus de 36 millions sont mortes de faim ou de maladies dues aux carences en micro-nutriments"[1].
Le nombre de morts violentes (homicide, suicide, accidents) varie beaucoup selon les pays et les époques (guerre, démantèlement de l’État...) ; par exemple, en 2000, l’OMS enregistrait 221 morts violentes pour 100 000 habitants en Russie (soit 18 % des décès), 105 morts violentes pour 100 000 habitants en Colombie (24 % des décès), et seulement 33 morts violentes pour 100 000 habitants au Royaume-Uni (soit 3 % des décès)[2].
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini dix facteurs de risques, qui représentent la majorité des causes de décès[3]. Ces facteurs sont :
En France, on comptait 900 décès pour 100 000 habitants en 2006, avec une espérance de vie de 77 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes (voir l'article [1]). Un quart des décès ont lieu avant l'âge de 65 ans.
Les premières causes de mortalité sont
| Classement | Cause | Nombre |
|---|---|---|
| 1 | cancers[5] | 30 % des décès (dans l'ordre celui du poumon, du colon puis les leucemies) |
| 2 | maladies cardio-vasculaires | 29 % des décès |
| 3 | morts violentes | (7 % des décès) Accidents: 5%, suicides: 2% ; |
| 4 | diabète & Alzheimer | 4 % des décès (2 % pour chaque) |
Une modification du mode de vie permettrait de réduire la mortalité dans les pays développés. Une équipe de chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni), en partenariat avec le Medical Research Council, a mené une enquête sur 20.244 individus pendant 14 ans (1993-2007), dont 1.987 sont décédés en cours d'enquête, afin de déterminer l'impact du mode de vie sur l'espérance de vie[6]. L'étude conclu que le "mode de vie idéal" - absence de tabac, consommation d'alcool égale ou inférieure à un demi verre par jour, consommation de 5 fruits et légumes par jour, exercice physique d'une demi heure par jour - majore l'espérance de vie de 14 ans par rapport au cumul de quatres facteurs de risque[7]. Le cumul des quatre facteurs de risque (tabac, alcool, manque de fruits et légumes et d'exercice physique) multiplie le rique de décès par 4,4, trois facteurs, de 2,5, deux facteurs de près de 2 et 1 facteur de 1,4. Selon le professeur Kay-Tee Khaw, premier signataire de l'étude, "c'est la première fois que l'on analyse l'effet cumulé des facteurs de risque sur la mortalité."[8].