| Naples | |
|---|---|
| Nom italien | Napoli |
| Pays | |
| code ISTAT | 063049 |
| code postal | 80100 |
| Préfixe tel | 081 |
| Coordonnées | |
| Altitude | 17 m |
| Superficie | 117 km² |
| Population | 1 004 500 hab. - (2007) |
| Densité | 8 335 hab./km² |
| Code cadastral | F839 |
| Gentilé | napoletani ou partenopei, en français les Napolitains |
| Saint patron | Saint Janvier et Sainte Patricia |
| Fête patronale | 19 septembre |
| Localisation | |
| Site officiel | |
| “ | aples, la grande ville riche d'histoire, avec Paris, l'unique possible capitale d'Europe.
(Stendhal) |
” |
Naples (en italien Napoli, en napolitain Napule) est la capitale de la province homonyme et de la région de Campanie. Située sur le Golfe de Naples à mi-chemin du Vésuve et de la zone volcanique des Champs Phlégréens, la ville compte environ 1 004 500 habitants en 2007, pour une agglomération qui en regroupe plus de quatre millions et qui en fait une des plus grandes cités méditerranéennes.
Le grand Naples est la deuxième plus importante agglomération italienne, après celle de Milan.
Couplée à une riche histoire, cette taille donne à Naples le titre officieux de « capitale du Sud ». Le centre historique de la ville est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco[1].
Sommaire |
Située au bord de la mer, Naples a depuis longtemps été un carrefour méditerranéen incontournable. La ville est située à 250 kilomètres au sud de Rome et est le point de départ de nombreux ferries pour les îles environnantes mais aussi pour la Sardaigne, la Sicile, les îles Éoliennes, les îles Pontines, la Corse et la Tunisie.
La baie de Naples est mondialement connue et est un des paysages les plus singuliers de l'Italie. Bordée de plusieurs îles et du volcan Vésuve, la baie offre un panorama exceptionnel. La côte Amalfitaine au versant sud de la baie est une des plus pittoresques d'Italie et de nombreux films romantiques italiens y ont été tournés.
Naples bénéficie d'un climat climat méditerranéen marqué par ses étés chauds et secs, ses hivers doux, et ses épisodes de fortes pluies courtes mais violentes en automne et au printemps.
L'arrière pays se compose d'une multitude de villes et faubourgs plus ou moins organisés autour des grands axes routiers et ferroviaires, qui sont parmi les plus denses du pays. Sur la plaine de Caserte se concentre les principales industries et activités économiques de la région. De nombreuses cités y ont vu le jour, où se concentre une certaine misère sociale.
À l'ouest de la ville se développent les beaux quartier de Pausillipe bordant la mer avec le fameux quai Francesco Caracciolo, le Borgo Santa Lucia et le Castel dell'Ovo (Château de l'Oeuf) offrant une vue panoramique sur toute la baie.
À l'est de la ville s'est développé le nouveau quartier des affaires de Naples, le Centro Direzionale, situé entre la gare centrale et le périphérique nord. Ce quartier fait partie d'un vaste projet de réhabilitation des anciens entrepôts de la ville.
Naples fut d'abord fondée au cours du septième siècle avant notre ère sous le nom de Parthenope par la colonie grecque de Cumes. Ce premier établissement fut appelé Palaiopolis (la ville ancienne) lorsqu'une seconde ville fut fondée vers 500 avant notre ère par de nouveaux colons, cette nouvelle fondation fut appelée Néapolis (nouvelle ville)[2].
Alliée de Rome au IVe siècle av. J.-C., la ville conserve longtemps sa culture grecque et restera la ville la plus peuplée de la botte Italique et sans aucun doute sa véritable capitale culturelle.
Elle remplaça Capoue comme capitale de la Campanie après la bataille de Zama, suite à la confiscation de citoyenneté et des territoires de cette dernière, par son alliance avec Hannibal avant la bataille de Cannes.
C'est au Castel dell'Ovo que le dernier empereur romain Romulus Augustule fut emprisonné après sa chute. À la fin de l'empire, la ville résista à l'invasion lombarde et resta rattachée à l'empire byzantin. À la fin du VIe siècle, Naples devient la capitale d'un duché byzantin. En 751, avec la chute de l'exarchat de Ravenne dont il relevait, le duché devint indépendant.
En 1030, pour faire face à la menace byzantine, le duc Serge IV de Naples accueille des Normands dirigés par Rainulf Drengot, dans la cité vassale d'Aversa. Les Normands ne cesseront plus d'accroître leurs possessions en Italie du sud et en 1139, Roger II de Sicile, fondateur du royaume de Sicile, incorpore la ville au royaume.
Charles II de Sicile ayant perdu l'île de Sicile fait de Naples la capitale du royaume de Sicile, qui est parfois appelé « royaume de Naples ». À noter que Naples ne se trouve pas dans l'île de Sicile, comme l'on pourrait être amené à le croire.
Alphonse V d'Aragon prit possession de Naples en 1443. La conquête fut très importante du point de vue économique et militaire. Avec les catalans, Naples eu un très grand développement culturel et commercial. Naples passa en héritage à Charles V et continua sous la domination espagnole jusqu'en 1707, à l'exception du bref épisode de la République napolitaine (1647).
1759 marque la division définitive du royaume de Naples d'avec la couronne espagnole. La ville de Naples devient capitale du royaume baptisé par la suite royaume des Deux-Siciles. C'est Charles III de Bourbon, Roi d'Espagne, qui donne le trône du nouveau royaume ainsi constitué à son fils Ferdinand. Il sera un grand bâtisseur, donnant à la ville et à ses environs de nombreux palais et monuments. Il initiera en outre les premières fouilles d'une ville romaine disparue, Herculanum. La découverte des vestiges antiques aura une grande influence dans le monde des arts, avec la vogue du Néo-classicisme, dont le palais royal de Caserte est l'un des premiers exemples. Ferdinand IV de Bourbon, époux de Marie-Caroline d'Autriche, sœur de Marie-Antoinette, continuera sur la lignée de son père.
Du 27 au 30 septembre 1943, lors des Quatre journées de Naples, la population locale se soulève et s'attaque aux forces nazies qui occupent la ville. L'armée allemande est mise en déroute avant l'arrivée des Alliés. Ces actions valent à la ville la Médaille d'or de la valeur militaire.
L'une des particularités de la ville de Naples est que son dialecte, le Napolitain, reste l'un des plus parlés et plus pratiqués d'Europe. En effet, 88% des familles parlent napolitain. Ce chiffre très élevé peut surprendre car le Napolitain n'est pas une langue reconnue officiellement (comme le Sarde, le Sicilien, le Frioulan ou le Catalan et le Basque en Espagne). La langue napolitaine fait partie intégrante de la culture et du mode de vie napolitain. La plupart des familles napolitaines apprenent d'abord le Napolitain à leurs enfants, avant que ceux ci n'apprennent l'italien à l'école.
| Liste des maires (sindaci) successifs | |||
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 1901-1903 | Luigi Miraglia | - | - |
| 1903-1904 | Ferdinando Del Carretto | - | - |
| 1904-1906 | Onofrio De Filippis | - | - |
| 1906-1907 | Filippo Del Balzo | - | - |
| 1907-1910 | Ferdinando Del Carretto | - | - |
| 1910-1913 | Francesco Chioccarelli | - | - |
| 1913-1914 | Vittorio Menzinger | - | - |
| 1914-1917 | Pasquale Del Pezzo | - | - |
| 1917-1918 | Enrico Presutti | - | - |
| 1918-1919 | Arturo Labriola | - | - |
| 1919-1920 | Giuseppe Fagiolari | - | - |
| 1920 | Eduardo Verdinois | - | - |
| 1920-1921 | Alfredo Vittorio Russo | - | - |
| 1921-1922 | Alberto Geremicca | - | - |
| 1922-1924 | Raffaele Angiulli | - | - |
| 1924-1925 | Alberto Geremicca | - | - |
| 1925-1926 | Efisio Baccaredda | - | - |
| 1926-1927 | Francesco Montuoro | - | - |
| 1927-1930 | Dante Alamasi | - | - |
| 1930-1932 | Giovanni De Riseis Duca di Bovino | PNF | - |
| 1932-1934 | Lorenzo La Via di S. Agrippina | - | - |
| 1934-1936 | Giovanni Niutta di Marescotti | - | - |
| 1936-1943 | Giovanni Orgera | PNF | - |
| 1943-1944 | Giuseppe Solimena | - | - |
| 1944-1945 | Gustavo Ingrosso | - | - |
| 1945-1946 | Gennaro Fermariello | - | - |
| 1946-1948 | Giuseppe Buonocore | - | - |
| 1948-1952 | Domenico Moscati | DC | - |
| 1952-1957 | Achille Lauro | PNM | - |
| 1957-1958 | Alberto Senno | - | - |
| 1958 | Nicola Sansanelli | - | - |
| 1958-1961 | Alfredo Correra | - | - |
| 1961-1962 | Achille Lauro | PDIUM | - |
| 1962-1963 | Vincenzo Maria Palmieri | DC | - |
| 1963-1966 | Ferdinando Clemente di San Luca | DC | - |
| 1966-1970 | Giovanni Principe | DC | - |
| 1970-1974 | Gerardo De Michele | DC | - |
| 1974-1975 | Bruno Milanesi | - | - |
| 1975-1983 | Maurizio Valenzi | PCI | - |
| 1983-1984 | Francesco Picardi | PSDI | - |
| 1984 | Vincenzo Scotti | DC | - |
| 1984 | Mario Forte | DC | - |
| 1984-1987 | Carlo D'Amato | PSI | - |
| 1987-1990 | Pietro Lezzi | PSI | - |
| 1990-1993 | Nello Polese | PSI | - |
| 1993 | Francesco Tagliamonte | PPI | - |
| 1993-2000 | Antonio Bassolino | PDS | - |
| 13 mai 2005 | Rosa Iervolino | PD | - |
| Toutes les données ne nous sont pas encore connues. | |||
Le territoire de la Commune est divisé en 10 Municipalità, elles-mêmes subdivisées en quartiers (30 au total):
Arzano, Casandrino, Casavatore, Casoria, Cercola, Marano di Napoli, Melito di Napoli, Mugnano di Napoli, Portici, Pouzzoles, Quarto, San Giorgio a Cremano, San Sebastiano al Vesuvio, Volla
Habitants recensés (en milliers) 
Contrairement à beaucoup de villes Européennes, Naples possède une part très faible d'immigrés, du fait de son importante pauvreté et de son insécurité. En effet, 98,5 % de sa population est italienne. En 2006, il y avait officiellement 19 188 étrangers vivant dans la ville de Naples, mais ce chiffre est largement sous-estimé, Naples étant l'une des plaques tournantes de l'immigration illégale en Europe. La majorité de ceux-ci sont originaires d'Europe de l'est, plus particulièrement d'Ukraine et de Pologne. Les non-Européens sont très peu dans la ville, et sont surtout originaires du Sri Lanka et de Chine. Les statistiques montrent que la majorité des immigrés sont des femmes ; en effet, les hommes ont tendance à migrer vers le nord, là où il y à du travail et des bassins industriels. Naples a actuellement le plus fort taux de natalité d'Italie avec 10,46 naissances pour 1 000 habitants comparé à la moyenne italienne qui est de 9,45 naissances pour 1 000 habitants.[2]
Naples est un des noeuds routiers et ferroviaires importants du pays.
Les autoroutes A1 Milan-Rome-Naples, A3 Naples-Reggio de Calabre et A16 Naples-Foggia relient la ville au reste du pays et de l'Europe. La ville est ceinturée par plusieurs rocades, mais qui ne permettent pas de décongestionner le trafic du centre. La circulation en ville en dehors des grandes artères est difficile et mal organisée.
Le réseau ferroviaire se déploie principalement au nord et à l'est de la ville. Une ligne du TGV italien (TAV) à été inaugurée en 2007 reliant Naples à Rome puis Florence-Milan, mettant cette dernière à 3h30 de voyage seulement. Une autre ligne est actuellement en construction et reliera Naples à la ville de Bari en passant par le Salento.
La ville possède actuellement 3 lignes de métros (M1, M2, M3). Le M4 est en cours de réalisation.
L'aéroport (Aeroporto internazionale di Napoli) se situe à 9 km du centre. Il engendre un trafic de 5 millions de passager par an et est en cours de transformation pour y augmenter la capacité.
Le port de Naples est le point départ de nombreux ferrys à destination des îles environnantes et pour les îles principales du pays, ainsi que de bateaux de croisières. Le trafic de marchandises est relativement faible en comparaison des autres ports du pays, mais reste actif et stratégique pour le sud du pays.
Naples connait de gros problèmes sociaux, la ville est réputée comme étant l'une des villes les plus dangereuses d'Europe. Le taux de chômage avoisine les 25% de la population active et la pauvreté règne sur près de 32% de la population. Ceci explique en partie les activités mafieuses: très présente dans les quartiers populaires, la mafia locale (Camorra) y exerce, aujourd'hui encore, une activité très développée.
Naples détient déjà le record italien du nombre de policiers: un pour 238 habitants. Malgré cela, le territoire appartient toujours aux clans de la Camorra et aux petits délinquants. Le 30 novembre 2004, plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Naples, pour protester contre la mafia locale. En 2004, les règlements de compte entre bandes mafieuses rivales ont fait 119 morts, surtout dans les quartiers défavorisés de Scampia, Forcella et Secondigliano. Cette guerre mafieuse n'a pas encore atteint l'ampleur de celle qui avait fait 273 morts dans la seule année 1981[4].
En 2008, le film italien "Gomorra" de Matteo Garrone, traite des différents problèmes de la ville causés par la mafia et y compris le fort taux de criminalité, en grande partie causé par la guerre des clans et ainsi qu'en à la corruption très présente au sein des élus locaux.
Un autre problème, cette fois-ci environnemental, est celui de la crise des déchets. Récurrente depuis 1994, elle s'explique par une mauvaise gestion par les autorités locales et nationales, de même que par l'infiltration de la Camorra dans le marché des ordures. Plus de 5 tonnes de déchets par minute s'accumulent dans les rues de Naples.[5],[6] L'accumulation des déchets a été tellement importante au début de l'année 2007 que des rongeurs sont apparus ; les maires de Naples et de Frattamaggiore ont alors décidé la fermeture temporaire des écoles pour protéger les enfants des maladies qu'ils auraient pu véhiculer.[7]
La ville est ainsi régulièrement envahie par les ordures, ce qui fait courir à la population des risques sanitaires conséquents.
Principales installations sportives:
Principaux clubs de sport:
Voir la catégorie Naissance à Naples
Liste de personnalités liées à la ville de Naples, bien que n'y étant pas nées, soit qu'elles y aient vécu longtemps, soit qu'elles y soient mortes :
Littéralement : « Vois Naples et puis meurs », plus souvent traduite par « Voir Naples et mourir ». Cette expression connue, les Napolitains l'utilisent pour souligner la beauté de leur ville... qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Elle peut aussi faire allusion à l'accomplissement souhaité d'un désir si important qu'au-delà l'existence n'a plus de sens.
Elle se base sur un jeu de mots :