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| Phalaenopsis hieroglyphica Ophrys tenthredinifera Paphiopedilum concolor Maxillaria tenuifolia |
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| Classification classique | |||||||||
| Règne | Plantae | ||||||||
| Sous-règne | Tracheobionta | ||||||||
| Division | Magnoliophyta | ||||||||
| Classe | Liliopsida | ||||||||
| Sous-classe | Liliidae | ||||||||
| Ordre | Orchidales | ||||||||
| Famille | |||||||||
| Orchidaceae Juss. (1789) |
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| Classification phylogénétique | |||||||||
| Clade | Angiospermes | ||||||||
| Clade | Monocotylédones | ||||||||
| Ordre | Asparagales | ||||||||
| Famille | Orchidaceae | ||||||||
| Taxons de rang inférieur | |||||||||
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La famille des Orchidaceae (Orchidacées ou Orchidées) est une très grande famille de plantes monocotylédones. C'est la famille végétale la plus diverse , avec plus de 25 000 espèces réparties en 850 genres.
Ce sont des plantes herbacées, de type divers, autotrophes ou saprophytes, à feuilles réduites à des écailles ou développées, terrestres ou épiphytes, pérennes, rhizomateuses ou tubéreuses, des régions froides à tropicales. La symbiose, qu'elle soit de type autotrophique , saprophytique voire parasitique, se fait avec un champignon microscopique qui lui permet de pallier à la fois l'absence de toute réserve dans la graine, et l'absence de radicelles au niveau des racines. C'est une famille largement répandue mais on rencontre le maximum d'espèces en régions tropicales.
La classification phylogénétique situe aujourd'hui cette famille dans l'ordre des Asparagales.
Sommaire |
Le nom Orchidée vient du grec orchis qui signifie testicule en référence à la forme des tubercules souterrains de certaines orchidées terrestres des régions tempérées. Suivant les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie de 25 000 à 30 000. Ces chiffres en font l'une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l'exception des déserts et des cours d'eau. Selon les dernières données scientifiques, obtenues grâce au pollen d'une orchidée éteinte retrouvé dans de l'ambre, cette famille est âgée de 75 à 86 millions d'années[1]. Les orchidées font partie des monocotylédones et la famille la plus apparentée est celle des liliaceae. Les orchidées ont notamment développé des caractéristiques rendant cette famille de plantes extrêmement économe en ressources : réduction du nombre d'étamines, symbiose avec un champignon, métabolisme de type CAM etc...
L'étude de la morphologie particulière des fleurs d'orchidées, des relations que ces plantes entretiennent avec les insectes, a d'ailleurs nourri au XIXe siècle les réflexions de Charles Darwin et lui a, en partie, permis d'établir son modèle théorique de l'évolution.
Majoritairement d'origine tropicale, ces plantes ont fait l'objet, de la part de riches amateurs, à l'époque de l'expansion des empires coloniaux européens, d'un engouement particulier. Depuis, une meilleure connaissance de leur écologie, de la symbiose qui les unit à certains champignons spécifiques du genre Rhizoctonia au cours du développement des embryons, la mise au point de milieux de cultures adaptés (stériles), ainsi que la création d'hybrides horticoles moins fragiles, ont démocratisé leur culture. La très grande variabilité génétique des orchidées, source de la richesse naturelle en espèces de ce taxon, la prête d'ailleurs à une hybridation artificielle : plus de 100 000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de culture.
Très peu d'orchidées sont utilisées dans l'alimentation. On relève toutefois le genre vanilla, dont la gousse est la vanille, ou le Faham (Jumellea fragrans) entrant dans la confection du rhum arrangé.
La croissance des orchidées est soit sympodiale (rhizome émettant des pousses dans plusieurs directions), soit monopodiale (une seule pousse).
Beaucoup d'orchidées tropicales sont épiphytes, adaptées à l'ombre régnant dans la forêt tropicale. Elles présentent des tiges épaissies à leur base en pseudobulbes avec des racines présentant souvent un vélamen (voile de radicelles capable de capter l'humidité atmosphérique).
Epiphytes ou terrestres, les orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent la symbiose avec des champignons permet d'exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d'autres espèces. Plantes à pollinisation entomophile, une grande partie d'entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques allant jusqu'à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels.
Ces relations spécialisées en font des espèces particulièrement menacées en cas de perturbations brutales de leurs conditions environnementales.
Les semences des orchidées sont de très petites tailles et sont produites en très grand nombre, de cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent. En fait, leurs semences sont si petites qu'elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la germination. Des sucres doivent être fournis par un champignon symbiotique afin de permettre au germe de se développer en protocorme puis en plantule.
D'un point de vue systématique, les auteurs ont considéré que les Orchidaceae comportaient plusieurs lignées évolutives nettement différenciées. À l'heure actuelle, ils différencient, habituellement, 5 lignées. Celles-ci ont parfois été désignées comme 5 familles différentes. Certains auteurs n'en reconnaissaient pas certaines.
La classification phylogénétique APG II, le standard actuel, reconnaît une famille, les Orchideaceae et considère les 5 lignées comme cinq sous-familles :
Acampe; Acanthephippium; Acriopsis; Adenoncos; Aerangis; Aeranthes; Aerides; Agrostophyllum; Anoechtochilus; Anacamptis; Angraecum; Anguloa; Anthogonium; Aphyllorchis; Appendicula; Arachnis; Arundina; Ascocentrum; Barkeria; Bletilla; Brassavola; Bulbophyllum; Calypso; Catasetum; Cattleya; Cirrhopetalum; Coelogyne; Cymbidium; Cypripedium; Dactylorhiza; Dendrobium; Dichaea; Disa; Dracula; Encyclia; Epidendrum; Epipogium; Epipactis; Eria; Eulophia; Gennaria; Genyorchis; Gongora; Goodyera; Gramatophyllum; Gymnadenia; Habenaria; Herschelia; Jumellea; Laelia; Lapanthes; Liparis; Listera; Lycaste; Masdevallia; Maxillaria; Microcoelia; Miltonia; Mormodes; Neofinetia; Odontoglossum; Oncidium; Ophrys; Orchis; Paphinia; Paphiopedilum; Perforanus; Peristeria; Phalaenopsis; Phragmipedium; Platanthera; Pleione; Pleurothallis; Ponerorchis; Renanthera; Restrepia; Rhynchostylis; Saccolabium; Sarcochilus; Satyrium; Selenipedium; Serapias; Sophronitis; Spathoglottis; Spiranthes; Stanhopea; Stelis; Trias; Trichoglottis; Vanda; Vanilla; Zeuxine; Zygopetalum.
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Outre les espèces botaniques et les hybrides naturels, le monde des orchidées comporte aussi d'innombrables variétés commerciales, le plus souvent hybrides. Beaucoup sont vendues en utilisant les genres définis par la taxonomie (cymbidium, phalaenopsis, etc.) mais il existe aussi des dénominations propres aux horticulteurs pour désigner les hybrides intergénériques (croisement entre deux genres proches afin d'obtenir un genre artificiel). Par exemple : Brassidium, Cambria, Laeliocattleya, etc. Les orchidées ont une facilité unique dans le monde végétal à produire facilement des hybrides entre espèces de genres diférents. De plus, ces hybrides sont souvent fertiles.
Les noces d'orchidée symbolisent les 55 ans de mariage.
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