Les particules en suspension (notées PM en anglais pour Particulate Matter) sont d'une manière générale les fines particules, portées par l'eau ou l'air et que l'on peut recueillir et quantifier par filtration ou par d'autres procédés physiques.
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Dans le cas de la pollution atmosphérique, la faible masse moyenne des particules en suspension dans l'air leur donne une vitesse de chute par gravité négligeable. Schématiquement selon la forme des particules et leur densité, on peut retenir que pour des particules classiques, leur diamètre serait sensiblement inférieur à 50 micromètres, voire dans le cas de particules très légères à 100 micromètres.
Au-dessus de ces valeurs, les particules ne sont plus maintenues en suspension par la résistance de l'air et chutent en fonction de leur densité ; on les qualifie alors de poussières sédimentables, notées P.Sèd.
La métrologie des PM fait appel dans le cas de la surveillance de la qualité de l'air à des méthodes physiques très sophistiquées ; la référence métrologique étant la gravimétrie par filtration, mais qui a l'inconvénient d'être une méthode discontinue ; pour déterminer les PM en continu, on utilise soit des micro-balances à quartz, soit des sondes à rayons bêta. Une autre méthode d'évaluation par comptage optique peut être fait avec des capteurs à diffraction laser moyennant une erreur réalisé par la densité fixée lors de l'étalonnage.
Selon la taille des particules (diamètre aérodynamique ou diamètre aéraulique), on distingue en métrologie les PM 10, les PM 2,5 ou les PM 1 selon la taille des particules en micromètre (10-6 m)ou encore 1 micron (1µm).
Selon leurs tailles, ces particules fines pénétrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire. Des particules de type PM2,5 par exemple arrivent jusqu'au niveau des alvéoles pulmonaires.
L'OMS a estimé que le taux actuel de particules dans l'air est un facteur de diminution de l’espérance de vie ;
Dans l’Europe des 25, ce sont environ 348 000 morts prématurées par an qui sont attribuées à cette polllution.
Les nanoparticules ne sont pas suivies ou très mal mesurées, mais elles pourraient avoir des impacts similaires ou plus graves. On en trouve par exemple des taux élevés dans les tunnels routiers.
Ces mesures sont assurées en France par les Associations Agréées de la Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA).