Un philosophe est une personne pratiquant la philosophie. Comme il y a certainement autant de manières de la pratiquer qu'il y a de philosophes, il n'est pas facile de décrire brièvement ce que peut être un philosophe ; néanmoins, l'idée la plus générale que l'on peut s'en faire est sans doute celle d'un homme ou d'une femme qui réfléchit avec sa raison sur le monde et la pensée, pour accéder à la sagesse ou pour comprendre le sens de la vie, dans l'espoir d'être plus heureux ou libre.
Héraclide du Pont (vers 340 av. J.-C.) attribue la création du mot "philosophe" à Pythagore qui ne se présentait pas comme un sage, mais comme "amoureux de la sagesse" (φιλόσοφος). "Pythagore, dit Aétius, fut le premier à employer le terme de 'philosophie' [φιλοσοφία : amour de la sagesse]."[1] "Léon lui demanda sur quel art il s'appuyait ; Pythagore répondit qu'il ne connaissait pas un seul art, mais qu'il était philosophe. Léon s'étonna de ce mot nouveau."[2] Il s'étonna peut-être aussi de la modestie : le philosophe n'est pas sage, il se présente seulement comme un apprenti en sagesse, un amateur de connaissances profondes et de maîtrise de soi. - En réalité, les mot "philosophe" et "philosophie" n'ont pris ce sens, classique, qu'avec Platon, lors de sa lutte contre les sophistes, qui se prétendaient savants. Le philosophe, dit Platon, est celui qui "aspire à apprendre", l'homme qui désire savoir de façon droite, l'amoureux de connaissance, le "philomathe" (Ménon, 82cd ; La République, II, 376b), et qui donc purifie sa pensée, détache son âme du corps, refuse les passions et les faussetés.
Au sens populaire, est "philosophe" celui qui, face aux petits ou grands événements de l'existence, fait preuve de patience, de courage, de sérénité, et cherche une existence paisible, à la façon des anciens stoïciens ou épicuriens ; en ce sens, on parle de "vivre en philosophe", de "se montrer philosophe". Au sens antique, est "philosophe" la personne qui "cherche la vérité et cultive la sagesse", comme Socrate et Platon, Épicure et Lucrèce, Épictète et Sénèque. Au sens professionnel est "philosophe" celui qui pense de façon conceptuelle, radicale, critique, systématique les grands principes et valeurs de la vie et de la connaissance, par exemple Hume, Kant, Hegel, Heidegger, Sartre.
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Le philosophe fait de la philosophie une activité libre à laquelle il consacre sa vie. La philosophie suppose un certain genre de vie, ou un art de vivre. Pythagore, là aussi, intervient. Il se distingue par un genre de vie, "le genre de vie pythagoricien" (βίος πυθαγορικός). Et il distingue trois genres de vie : l'action, le gain (ou la gloire), la contemplation.
"Lorsque Léon, le tyran de Phlionte, lui demanda qui il était, il répondit : 'un philosophe' [φιλόσοφος : amoureux de la sagesse]. Et il disait que la vie ressemble à une panégyrie [assemblée de tout le peuple]. De même que certains s'y rendent pour concourir, d'autres pour faire du commerce, alors que les meilleurs sont ceux qui viennent en spectateurs, de même, dans la vie, les uns naissent esclaves et chassent gloire et richesses, les autres naissent philosophes et chassent la vérité."[3]
L'Antiquité a médité sur le thème de l'accord entre la pensée et la vie. Platon, dans le Lachès (188 d) parle de "la vie qui mettra les actes à l'unisson avec les paroles". Épictète, dans ses Entretiens (I, 29, 55-57) y insiste :
"Ne peux-tu pas appliquer ce qu'on t'a enseigné ? Les raisonnements, ce n'est pas ce qui manque ; les livres sont pleins de ceux des stoïciens. Qu'est-ce qui manque donc ? l'homme qui les appliquera, qui, par la pratique, rendra témoignage pour eux. Prends ce rôle pour que nous n'ayons plus à nous servir, dans l'école, de l'exemple des Anciens, mais que nous ayons aussi des exemples de notre temps."
Platon donne comme trait fondamental du philosophe l'étonnement : "Cet état, qui consiste à s'émerveiller, est tout à fait d'un philosophe."[4] Telle est son origine. Et son activité consiste à chercher le Vrai, le Beau, le Juste, donc des valeurs, des normes, des principes, des idéaux, mais avec une sagesse et dans une perception globales. D'une part, "le philosophe a envie de sagesse, non d'une sagesse et pas d'une autre, mais de la totalité de ce qu'elle est."[5]. D'autre part, il parvient à une vue synoptique : il prend "une vue d'ensemble de ce qui est disséminé".[6] Finalement, Platon oppose deux modes de vie : la vie active et la vie contemplative[7], mais lui-même a mené une vie contemplative axée sur la vision du Beau ou du Bien, et une vie active marquée par la fondation de l'Académie et ses efforts pour conseiller un État juste à Syracuse.
Aristote insiste sur le désir de savoir, commun aux hommes, mais central chez le philosophe : "Tous les hommes désirent naturellement savoir."[8] Plus précisément, pour Aristote[9], le philosophe est un chercheur universel : il possède la totalité du savoir, mais seulement au niveau des principes les plus élevés (par exemple la loi logique de non-contradiction) et des causes premières et les plus générales (par exemple la cause motrice, la nécessité) ; profond : il pense des choses difficiles, abstraites, générales, éloignées des sens, comme l'Être ; précis ; instructif ; désintéressé : il veut savoir dans le seul but de savoir, savoir ce qui est universel et nécessaire ; enfin, dominant : "il ne faut pas que le philosophe reçoive, mais qu'il donne des lois." Au final, "si le bonheur est la sagesse, il est manifeste que c'est aux seuls philosophes qu'il appartiendra de vivre heureux".[10]
Une révolution dans notre conception du philosophe grec a été faite par Pierre Hadot. Il a démontré que, pour les Anciens, le philosophe se signale moins par des opinions, des théories, que par un "enseignement oral" et par un "mode de vie". "Cet enseignement oral, et les oeuvres écrites qui en émanent, ne communiquent pas un savoir tout fait, mais ils sont destinés avant tout à former un savoir faire, à un savoir discuter, à un savoir parler, qui permettra au disciple de s'orienter dans la pensée, dans la vie de la cité, ou dans le monde. (...) La philosophie est un mode de vie qui comporte comme partie intégrante un certain mode de discours." Socrate veut "rendre meilleurs" les hommes ; chez Platon, "la dialectique n'est pas seulement un exercice logique, mais c'est le dialogue de deux âmes qui ne s'élèvent vers le bien que parce qu'elles s'aiment" ; chez Aristote "la vie théorétique n'est pas une pure abstraction, mais une vie de l'esprit."[11]
À la fin de l'Antiquité, depuis le III° s. av. J.-C.[12] jusqu'à la fin du V° s. ap. J.-C., le mot "philosophe" prend fréquemment le sens de "docteur ès sciences occultes".[13] "C'est un titre dont les alchimistes aimaient particulièrement se parer."[14] Un grand nombre de philosophes se lance dans la théurgie (Jamblique, Proclos), la magie (Apulée), l'alchimie (Synésios, Olympiodore d'Alexandrie le Jeune)[15], l'astrologie, la numérologie... Inversement, les mages (Nigidius Figulus, Apollonios de Tyane, Maxime d'Éphèse), les alchimistes (Bolos de Mendès, Zosime de Panopolis), les hermétistes du Corpus Hermeticum se disent "philosophes" ou "pythagoriciens"[16]. Hermès Trismégiste, autorité mythique des hermétistes et des alchimistes" sera appelé "le Père des philosophes", "très ancien théologien et excellent philosophe", ou "grand philosophe, prêtre et roi", et Zosime de Panopolis, le premier grand alchimiste (vers 300), est appelé "la couronne des philosophes".
Les hermétistes prétendent représenter la vraie philosophie :
"Il n'y aura plus, après nous, aucun amour sincère de la philosophie, laquelle consiste dans le seul désir de mieux connaître la divinité par une contemplation habituelle et une sainte piété. Car beaucoup la corrompent d'une infinité de manières... Par un astucieux travail,ils la mêlent à diverses sciences inintelligibles, l'arithmétique, la musique et la géométrie. Mais la pure philosophie, celle qui ne dépend que de la piété envers Dieu, ne doit s'intéresser aux autres sciences que pour admirer comment le retour des astres à leur position première; leurs stations prédéterminées et le cours de leurs révolutions solaires obéissent à la loi des nombres et pour se trouver (...) portée à admirer, adorer et bénir l'art et l'intelligence de Dieu."[17]
Même si l'expression est postérieure au Moyen-Âge, la fameuse théorie de la "philosophie servante de la théologie" (philosophia ancilla theologiae) remonte à la fin du IIe s., avec Clément d’Alexandrie, dans les Strômates (I, 5).
"Dieu est le principe de toutes choses bonnes, les unes immédiatement, comme l'ancien et le nouveau Testament, les autres comme secondairement, comme la philosophie. Peut-être même la philosophie a-t-elle été donnée aux Grecs au même titre de l'Écriture [sainte], avant que le Seigneur les appelât. La philosophie est donc une étude préparatoire, c'est elle qui ouvre la route à celui que Jésus-Christ mène à la perfection. Sans doute la Vérité n'a qu'une voie, mais d'autres ruisseaux lui arrivent de divers côtés, et se jettent dans son lit comme dans un fleuve éternel."[18]
Cette expression sera reprise par Thomas d'Aquin au XIIe siècle, pendant la période dite scolastique. Durant cette prédiode, la théologie avait pris le pas sur la philosophie. Cependant, après l'entrée d'Aristote en théologie, les théologiens se mirent à la réflexions philosophique. Ils se nommèrent eux même des philosophantes (des théologiens philosophants)[19].
Le pape Grégoire IX, par la bulle Parens scientiarum (Père des sciences), exige "que les maîtres de théologie ne jouent pas aux philosophes (nec philosophos se ostentent), à plus forte raison les maîtres ès-arts.
Existe-t-il une "philosophie chrétienne" ? la question fait rage aujourd'hui encore. Laquelle, de la raison ou de la foi, doit diriger l'autre ? Les options sont contradictoires. Dès son premier livre, en 386, saint Augustin met le doigt sur le problème de méthode ou de croyance qui se pose à un philosophe chrétien : faut-il suivre la voie de la foi (via fidei) ou la voie du raisonnement (via rationis) ? Il choisit les deux : « Je désire ardemment saisir la vérité non seulement par la foi mais encore par l’intelligence »[20] Plusieurs combinaisons sont possibles : foi seule (Pierre Damien), intelligence seule (Pierre Abélard), priorité à la foi (Boèce, Thomas d’Aquin), priorité à l’intelligence (Roger Bacon), foi en quête d’intelligence (Augustin, Anselme de Cantorbéry), foi et intelligence en complémentarité, en autonomie (Lanfranc de Pavie) ou peut-être même en contradiction (Averroès, Boèce de Dacie et Siger de Brabant, selon une tradition qui parle – à tort - de « double vérité »). Force est de reconnaître que les principaux philosophes du Moyen-Âge sont, quant à leur statut, moines, prêtres, papes, et, quant à leur spécialité, théologiens.
Une autre grande figure du philosophe est celle du philosophe des Lumières. Les plus illustres philosophes des Lumières sont, en France, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau, d'Alembert, Helvétius, d'Holbach ; en Angleterre, Toland et Hume ; en Allemagne : Wolff, Lessing et Kant. Le philosophe des Lumières croit au progrès, il pratique le libre examen, il conteste la religion révélée. "La physionomie du philosophe se transforme : moins théologien, moins savant, il est, de plus en plus, l'honnête homme qui se tient au courant de l'avancement des sciences, prend parti dans toutes les querelles, se passionne pour les questions politiques en théorie ou par l'action, et, surtout, devient homme de lettres : la philosophie, désormais, s'exprime par des contes, par le théâtre, par des romans. La question reste ouverte de savoir si les philosophes jouent vraiment un rôle. La fin du siècle (répondra) en philosophie théorique, pure, par Kant, et, en pratique, par la Révolution française."[21]
Comment caractériser le philosophe d'aujourd'hui (en France : Michel Foucault, Vuillemin, Derrida, Onfray...) ? Luc Ferry retient ces traits-ci. 1) "Plus aucun philosophe ne se risquerait aujourd'hui à forger un 'système' philosophique." 2) "La philosophie contemporaine a été pour l'essentiel une déconstruction de l'idéalisme allemand, de la philosophie de la subjectivité telle que Descartes l'avait mise en place. La philosophie devient historienne en déconstruisant les grandes théories du passé." (La philosophie déconstructive prétend mettre en pièces ou mettre à nu les fondations de la maison philosophie, grâce à une généalogie, une herméneutique ou une réévaluation. Cela remonte à Nietzsche et Heidegger et triomphe avec Derrida). 3) "Au fil des années soixante, quelque part entre Sartre et Foucault déjà, l'image du philosophe s'est dédoublée en France comme jamais dans les siècles passés. D'un côté le professeur, qui n'est pas nécessairement un penseur original, mais avant tout un historien de la philosophie. De l'autre, l'essayiste, 'l'intellectuel' qui intervient dans le débat public. Le commentaire d'un côté, l'engagement de l'autre, mais point, là comme ici, de créateur singulier." 4) "La philosophie moderne semble souvent très 'technique', volontiers spécialisée dans des champs particuliers du savoir (l'épistémologie, la philosophie du droit, de l'éthique, de la politique, du langage, l'histoire des idées, etc.), elle est devenue, pour l'essentiel, une discipline scolaire ou universitaire, parmi d'autres."[22]
Les philosophes se divisent, quant aux idées, en de nombreuses doctrines : rationalisme/empirisme, spiritualisme/matérialisme, dogmatisme/scepticisme/relativisme... Mais ils se distinguent aussi entre eux, au sein du mode de vie philosophique, par leurs profils de penseurs, leurs styles de pédagogues, leurs manières en méthodologie.
| esprit tendre | esprit dur |
|---|---|
| rationaliste (principes) | empiriste (faits) |
| intellectualiste | sensualiste |
| idéaliste | matérialiste |
| optimiste | pessimiste |
| religieux | irreligieux |
| volontariste | fataliste |
| moniste | pluraliste |
| dogmatique | sceptique |
La plupart des grands philosophes étaient aussi des scientifiques pratiquant plusieurs disciplines. L'ensemble de ces disciplines leur permettait de se construire une représentation de l'univers comportant plusieurs perspectives plus ou moins solidaires (biologique, physique, philosophique, etc.). La valorisation de la connaissance dans la culture occidentale fait que le philosophe est largement considéré, à tort ou à raison, comme le sommet du prestige intellectuel. Mais ce statut est aussi souvent remis en cause, et cela pour des raisons qui apparaissent depuis l'Antiquité, comme par exemple l'instrumentalisation de la philosophie par des opportunistes, ou parce qu'il arrive qu'il y ait des malentendus sur ce que l'on peut attendre de la philosophie. Ce prestige de la philosophie a aussi souffert du développement du monde moderne et de la professionalisation de cette discipline.
Dans le monde moderne, le philosophe peut paraître inutile, d'une part face aux sciences qui prétendent parfois être la source unique de la connaissance, d'autre part face au idéaux de confort et de bien-être des sociétés démocratiques, idéaux soutenus par la science. L'esprit moderne n'est donc peut-être pas compatible avec la discipline de l'esprit et de la vie exigée par une pratique de la philosophie qui ne semble pas rentable. Bien plus, au yeux du philosophe, la culture moderne comporte bien des aspects pour le moins douteux. On peut dire que la "substitution" de la philosophie par les sciences à l'époque moderne est en quelque sorte un parricide. La pensée philosophique est, en effet, à l'origine de toute pensée rationnelle en occident. Dans la Grèce antique, modèle de modernité à son époque, on faisait systématiquement appel aux mythes, aux opinions pour expliquer les mystères du monde. Ce n'est qu'avec l'arrachement de conscience que constitue la philosophie, l'effort fait pour se dégager du mythe par les philosophes, que la pensée occidentale a pu accéder à un niveau rationnel de réflexion. La philosophie a ainsi donné naissance à la véritable pensée rationnelle, logique, qui est le substrat nécessaire à toutes autres sciences ultérieures ; Jean-Pierre Vernant et Alexandre Koyré l'ont bien montré.[28]
Le philosophe peut donc apparaître soit comme un vestige archaïque de temps révolus, soit au contraire comme un défenseur d'une vie authentique menacée par la rationalisation outrancière des sociétés marchandes et par la dévalorisation que de tels systèmes de consommation font subir aux individus. Ainsi, si la place des philosophes dans la société est un problème soulevé depuis Platon, ce problème est remarquable aujourd'hui par la force avec laquelle il se pose : il remet en cause la légitimité même de la philosophie.
Dans un essai, Pierre Riffard[29] a isolé quelques caractéristiques du philosophe, à travers les âges, depuis Thalès jusqu'à Sartre.
Le philosophe s'est fait, quelques fois, "conseiller du Prince", en général de façon maladroite et inefficace.
Dans la Grèce antique, plusieurs philosophes se sont occupé activement et pratiquement de politique, pas seulement dans leurs livres. Thalès "ordonna aux Ioniens d'établir" une fédération contre les Perses. Pythagore a fondé un parti aristocratique à Crotone, en Italie, massacré en 510 av. J.-C. par une partie de la population de Crotone ; le pythagoricien Archytas de Tarente fut élu commandant en chef à Tarente (367 av. J.-C.) ; Apollonios de Tyane conseilla Vespasien. "Parménide donna des lois à ses concitoyens." Platon partit trois fois en Sicile, à ses dépens, conseiller Denys Ier de Syracuse, puis Denys II.[30] Aristote, qui éduqua le futur Alexandre le Grand, conseilla un moment Hermias, "tyran" d'Atarnée et d'Assos. Lucien Jerphagnon cite les stoïciens : "Athénodore auprès d'Auguste, Chérémon et Sénèque précepteurs de Néron, Dion de Pruse dans l'entourage de Trajan, et pour former Marc Aurèle pas moins de cinq stoïciens".[31] Marc Aurèle fut à la fois philosophe et empereur (en 161). Le cynique Musonius conseillait Vespasien (70). Du côté des néo-platoniciens, on peut rappeler que Plotin eut une influence sur l'empereur Gallien ; Septime Sévère était marié à une philosophe, Julia Domna (187), qui devint impératrice ; Julien fut philosophe et empereur romain (en 361).
Dans les temps modernes, on voit Locke auprès de Guillaume III d'Orange, Maine de Biran conseiller d'État sous Louis XVIII (1816), Victor Cousin membre du Conseil de l'Instruction publique (1830), Gioberti auprès du roi Charles-Albert de Piémont-Sardaigne (1848), Lukacs membre du comité central du Parti communiste hongrois dans un gouvernement insurrectionnel (1956). Bergson - c'est peu connu - fut missionné en 1917 et 1918 par le gouvernement français pour accélérer l'intervention des États-Unis dans la première guerre mondiale.[32] Luc Ferry a été membre d'un gouvernement Chirac (2002), lequel lui reconnaissait "le sens politique d'une huître" !
Le dernier mot revient sans doute à Pascal : "Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher."[33]
(par ordre chronologique)
(par ordre alphabétique)
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