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Politique

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Politique

Démocratie
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  1. Élection municipale
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Parti politique

Portail de la politique 
modifier le modèle

Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation du pouvoir dans la Cité. La Cité visée est celle de l'Antiquité grecque. Aujourd'hui appelé Cité-État du fait de la similitude de leur organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...) Mais le lien entre politique et État n'est pas si évident, cette acception est relativement récente[réf. nécessaire].

La politique au sens plus large concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique concerne les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités.

Par ailleurs, dans un sens beaucoup plus restreint, le terme politique renvoie à des luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir.

Le terme « La politique » vise également la superstructure dépassant l'individu et sur lequel il a souvent l'impression de ne pas avoir prise. ( en ce sens une partie de l'abstention)

Enfin, La politique suivi d'un domaine détermine les positions prises dans ce domaine. Exemple : Politique de la Ville de Québec

Sommaire

[modifier] Philosophie politique : théories de l'État et de la société

Icône de détail Article détaillé : Philosophie politique.

Différents philosophes et penseurs ont étudié la notion de politique :

En Asie  :

[modifier] Confucius

ou Kongfuzi en chinois est né en 551 avant J-C dans la principauté de Lu où il fût magistrat. Dans une société chinoise divisée par le féodalisme, Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la paix grâce au respect des traditions, à la légitimité du pouvoir et à la hiérarchie sociale.

Au delà de ses principes directeurs, son expérience l'amène à la conclusion théorique suivante : pour que le pouvoir politique puisse vivre et être pérenne, le Prince est tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage en montrant sans cesse l'exemple. « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner son État ? »

En Europe:

[modifier] Socrate

(469-399)

Pour Socrate, gouverner la Cité est une fonction très utile qui doit être soumise à un certain formalisme. Ainsi, savoir gouverner suppose deux choses : donner l'exemple concernant l'observation des lois de la Cité, sous peine d'avoir de mauvais citoyens à diriger, et au-delà, posséder la science du gouvernement. Rarement innée, cette vertu (pour Socrate, la Vertu est la science du bien et du mal) s'apprend ; si bien que pour Socrate, la Politique apparaît comme un véritable métier qui, comme toute formation, s'acquiert par la pratique de certains exercices.

Pour Socrate, la plupart des gouvernants qu'il a l'occasion de connaître ne savent pas gouverner : plus portés sur une accession rapide aux fonctions, ils négligent la formation nécessaire.

[modifier] Aristote

Par opposition à Socrate, qui part du monde des idées pour en déduire des applications concrètes, Aristote tend à vouloir s'appuyer sur l'observation du réel pour en déduire des principes théoriques. Cette approche Aristotélicienne est aussi vrai en politique. Pour Aristote , l'homme est fait pour vivre en communauté politique. Pour lui , la Cité est voulu par la nature et est donc inhérente à tout groupe humain, selon le principe que l'homme est un animal politique (Egon zôon politikon/Εγών Ζώον πολιτικόν)

Dans son œuvre La Politique, Aristote analyse l'origine et le fonctionnement des différents régimes politiques de son époque , le IVe siècle av. J.-C., pour définir le meilleur d'entre eux, qui doit donner naissance à la Cité idéale.

[modifier] Machiavel

Contexte de Machiavel : Florence de la renaissance déchirée par les luttes intestines Pour Machiavel, trois principes doivent diriger le Politique : La force, le respect des lois, la ruse[1].

[modifier] Grotius

(1583-1645)

Avocat protestant hollandais, il a été conseiller de la compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il est le premier à poser l'idée selon laquelle c'est la volonté qui crée la société et s'oppose ainsi à Aristote selon lequel la Cité et la politique sont inhérentes à la nature humaine.

[modifier] Thomas Hobbes

(1588-1679)

En 1651, Thomas Hobbes, théoricien du contrat, publia son œuvre la plus célèbre, Léviathan, dans laquelle il proposa un modèle de souveraineté et de développement social avancé pour justifier la création d'un gouvernement. Il préconise un État fort, tentaculaire, omniprésent ; en effet, le Léviathan est en fait une sorte d'immense pieuvre. Hobbes décrit un État de Nature où chacun possède un même droit sur les ressources naturelles et est libre d'utiliser tous les moyens pour acquérir ces ressources. Tous les Hommes sont égaux dans la possibilité de mourir, aucun Homme ne peut s'imposer aux autres. Il avance qu'un tel dispositif conduit à une ”guerre de tous contre tous” (bellum omnium contra omnes) puisque, d'après sa propre formule, « l'homme est un loup pour l'homme ». De plus, il écrit que les hommes doivent adhérer à un contrat social et devraient abandonner leurs droits absolus en échange de certaines protections. Hobbes affirme que la solution au problème d'agression est un État autoritaire centralisé, qu'il a appelé Leviathan. Hobbes n'est pas le seul à avoir imaginé l'Homme dans l'état de nature, Rousseau a lui aussi imaginé un état de nature.

Tant qu'il apparaît que la coopération sociale et les hiérarchies de dominance précèdent les sociétés humaines, le modèle de Hobbes indique un système pour l'apparition des régimes politiques.

[modifier] John Locke

(1632-1704)

œuvre politique principale essai sur le gouvernement civil

[modifier] Jean-Jacques Rousseau

(1712-1778)

œuvre maîtresse en ce qui concerne la politique : Du Contrat social

Pour Rousseau , contrairement à la vision de Hobbes, l'Homme à l'état de nature n'est pas un loup pour l'homme mais il n'est pas non plus l'image de la sagesse. Il s'agit tout simplement d'un humain certes marqué par sa brutalité en l'absence de moralité et de culture de l'intelligence mais heureux. N'ayant que peu de besoins, ceux-ci sont satisfait facilement. Ils n'étaient donc pas en principe prédisposé à être agressif. En accédant à la société politique de manière volontaire par un contrat, le contrat social , l'homme est corrompu par cette société et devient de plus en plus agressif au fur et à mesure que s'accroissent les inégalités. Seul remède, la démocratie intégrale[2].

[modifier] L'organisation du pouvoir : régimes et institutions

[modifier] Les régimes politiques selon la légitimité du pouvoir

Pour s'exercer sans rencontrer d'opposition, le pouvoir politique s'est toujours attaché à justifier de sa légitimité. Celle-ci peut reposer sur :

  • la tradition et l'hérédité, cas des régimes traditionnels, des monarchies et de systèmes aristocratiques ;
  • la volonté divine, cas des théocraties mais aussi de la monarchie de droit divin ;
  • l'expression du droit des peuples et des individus (souveraineté populaire) ; c'est le cas des démocratie) mais aussi de régimes autoritaires mais se réclamant de la volonté populaires (certaines régimes fascistes) ;
  • le mérite et la qualité des dirigeants. C'est la théorie induite par les régimes gouvernés par les « sages » (cas de certains pouvoirs locaux ou tribaux), d'oligarchie bourgeois (suffrage censitaire) ou techniciens ;
  • le souci d'efficacité de l'action politique, officiellement pour le bien du peuple même si celui-ci n'est — temporairement ou de façon permanente — pas jugé à apte à exercer le pouvoir. Ce sont les régimes inspirés du positivisme, les technocraties ;
  • le hasard (stochocratie).

Historiquement, il semble que dans un certain nombre de premières civilisations, le pouvoir politique n'apparaît pas distinct du pouvoir religieux (voir par exemple la Politique dans l'Égypte antique). La confusion du pouvoir politique et religieux, ou la soumission du pouvoir politique au religieux, ou la très grande proximité des deux, s'appelle théocratie.

[modifier] Autres typologies de régimes politiques

La politique consiste d'abord en l'organisation du pouvoir dans la société. On distingue entre plusieurs Systèmes de prise de décision.

On distingue traditionnellement entre monarchies et républiques, une distinction institutionnelle finalement jugée peu pertinente de nos jours compte tenu du fait de la diversité des types de monarchie (de la monarchie parlementaire scandinave ou britannique à la théocratie saoudienne) et de types de républiques.

Les distinctions actuelles reposent plus sur le degrés de démocratie caractérisant le régime. On distingue ainsi les régimes démocratiques, autoritaires, ou totalitaires.

[modifier] Les pouvoirs politiques

Le pouvoir politique est constitué d'au moins deux fonctions distinctes :

  • un pouvoir exécutif, qui prend des décisions et, une fois celles-ci adoptées, les applique et les fait appliquer au travers d'une administration ;
  • un pouvoir législatif (une ou des assemblées), assurant la représentativité du peuple ou du moins de l'élite, qui accepte ou non les décisions de l'exécutif et peut parfois en proposer lui-même.

À cela s'ajoutent des pouvoirs non directement « politiques » mais qui participent au système politique :

Dans la pensée politique démocratique occidentale (née en Grande-Bretagne puis formalisée par le philosophe français Montesquieu), qui sert actuellement, au moins sur le papier, de modèle au niveau international, les pouvoirs doivent être séparés. Dans les démocraties ont distingue ainsi entre :

[modifier] Les pouvoirs territoriaux

Les modes d'organisation territoriale constituent une autre aspect de l'organisation du pouvoir. À cet égard, on distingue :

Classiquement, les États comprennent deux grands types de subdivisions territoriales :

  • de larges entités régionales (au sens français) correspondant souvent à des entités historiques bien déterminées, ayant parfois connu au cours de leur histoire des périodes d'indépendance ou d'autonomie (telles, en Europe, la Bretagne, l'Écosse, la Catalogne, la Bavière, etc.) ;
  • les municipalités ou villages, constituant historiquement la cellule de base de la vie locale.

Entre les deux, existent parfois des échelons politique et/ou administratifs tels, en France, le département et les cantons.

Au dessus du cadre national, existent des structures politiques plus ou moins souples « régionales » (telle l'Union européenne) et mondial (telle l'Organisation des Nations Unies).

[modifier] L'accession au pouvoir et la lutte pour le pouvoir : la vie politique

Les modalités d'accession au pouvoir sont, comme l'organisation du pouvoir, déterminées par les institutions et sont une part du régime politique. Cependant, elles dépassent également la question de l'organisation du pouvoir pour les raisons suivantes :

  • l'accession au pouvoir dépend également de la vie politique, c'est-à-dire notamment, dans les sociétés contemporaines, de la vie des partis politiques ; d'où également la question des relations entre le pouvoir et ses oppositions ;
  • la question de l'accession au pouvoir dépasse également celle de son organisation puisque l'accession peut se produire par une forme qui n'a pas été prévue par les institutions. Ce sont toutes les formes de prises de pouvoir violentes : coup d'État et révolution.

[modifier] Mode d'accession au pouvoir

L'Assemblée nationale, le parlement suisse

Les différents mode d'accession au pouvoir dépendant de la légitimité du régimes en place (lire supra) ainsi que du type de régime (supra). Sur le papier, le système de l'élection, basé sur le présupposé théorique de la démocratie, s'est imposé au XXe siècle comme le système standard international de désignation des dirigeants. Il existe des exceptions avec en particulier des monarchies (Arabie saoudite, sultanat de Brunei, etc.).

Au sein du système démocratique, on distingue notamment entre :

[modifier] Modes d'action politique

Dans les régimes démocratiques, le mode normal d'accession au pouvoir est la participation aux élections.

D'autres modes d'expression non violent existent également (manifestations, grèves, Non-violence, Désobéissance civile, Conflit non-violent, boycott, campagnes de presse, cybermouvements, etc.).

Le domaine de la politique recouvre cependant également des modes d'actions politique violents : coup d'État, révoltes, Révolution. Certains actes violents sont considérés comme du Terrorisme par ceux contre lesquels ils sont destinés et des actes de Résistance par ceux qui le pratiquent.


[modifier] Les partis politiques

Des factions politiques opposées ont toujours existé au sein de tous les régimes, souvent plus basés sur le soutien à une personnalité du régime (souvent un prince ou un grand seigneur au sein des monarchies). A partir de la Révolution française au moins (mais bien plus tôt en Angleterre avec les tories et whigs), s'est mis en place un modèle basé sur des partis politiques ou mouvements politiques théoriquement plus soudés par des idées politiques plus que par le soutien à une personnalité.

Les systèmes politiques multipartistes se sont répandus à travers le monde, introduisant des notions politiques nouvelles :

  • l'alternance politique pacifique à la tête du gouvernement entre partis ;
  • la distinction entre une majorité et une opposition ;
  • la distinction entre deux principaux camps politiques : la droite et la gauche, ou, de manière caricaturale, les conservateurs et les réformateurs, etc.

Les mouvements politiques peuvent être associés dans leur action avec des mouvements sociaux, des associations, etc.

[modifier] Le rôle politique des média

Les médias ont toujours joué un rôle important dans la vie politique, constituant un relais de le vie politique envers le public. L'influence des médias a conduit à appeler la presse le « quatrième pouvoir ». Le pouvoir politique a suivi les évolutions technologiques, utilisant la presse, la radio (les « causeries au coin du feu » de Franklin Delano Roosevelt), le cinéma (les films de propagande des régimes totalitaires), la télévision puis Internet et le marketing direct.

Par exemple en France :

  1. Les blogs politiques faits par des particuliers donnant leur avis sur tel ou tel candidat.
  2. Le publipostage : des courriels « publicitaires » entre autre par la Ségosphère.
  3. Les télé Internet avec par exemple Sarkozy TV[3] pendant la campagne présidentielle de 2007.
  4. Les vidéos politiques, souvent des parodies réalisées par des opposants politiques.

En France, l'utilisation de médias touchant directement le grand public, hormis la presse, était considéré au début du XXe siècle avec suspicion par les milieux républicains pour qui le lien direct de la tête de l'exécutif avec le peuple relevait de la tradition bonapartiste. L'utilisation de la radio tout d'abord (l'appel du 18 juin du Général De Gaulle) puis de la télévision par le général de Gaulle a brisé ces tabous.

Le développement des médias a conduit à une modification des comportements des hommes politiques, une tendance appelée peoplelisation au début des années 2000. Il s'agit de montrer une autre image (non institutionnelle et plus intime) de l'Homme politique et de mettre en scène sa vie privée afin de créer une image favorable et un lien de proximité avec l'électeur potentiel. En France, on peut tracer ses prémisses dans les années 1970 lorsque Valéry Giscard d'Estaing mis sa femme en scène et se fit filmer en train de jouer de l'accordéon. La tendance se développa réellement dans les années 2000. Certains événements l'ont annoncé tels que l'affaire de l'oreille du président Jacques Chirac ou les photos de celui-ci en train de faire du nudisme. Mais c'est surtout Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui l'incluent dans leur stratégie politique.

[modifier] L'exercice du pouvoir : les politiques

La politique menée par un gouvernement recouvre l'ensemble de ses décisions prises à l'échelon politique ou à l'échelon administratif. Cette politique « générale » se subdivise en politique sectorielle dont les principales sont la politique sociale, la politique économique, la politique étrangère, etc. Un concept qui peut être affiné (politique du logement, politique culturelle,politique agricole, etc.).

L'action politique s'exerce concrètement à travers l'émission de règles (de niveau politique ou administratif) appliquées ou contrôlées par une administration.

[modifier] Notes et références

  1. Machiavel, Le Prince ou le nouvel Art politique Yves Charles Zarka,Thiery Ménissier
  2. Serge Audier, Les Théories de la République, Repères La Découverte, date ?
  3. Elysee, nouveau site internet Nicolas Sarkozy, résidence, palais, Paris, France, présidence de la République

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Articles généraux


[modifier] Sciences autour de la politique

[modifier] Différents types de politique

  1. Chômage
  2. Réduction du temps de travail

[modifier] Organisations para-politiques

[modifier] Politique internationale et diplomatie

[modifier] En France

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