Une route est au sens littéral une voie terrestre aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues. Ce terme s'applique plutôt aux voies importantes situées en rase campagne. Dans les pays vastes et peu peuplés, à la fin du XXe siècle, de nombreuses routes étaient encore des pistes de cailloux ou de sol damé.
En Europe de l'Ouest et en France, dans leur quasi-totalité, les routes sont revêtues d'un mélange de bitume et de gravillons (enrobé bitumineux), d'une ou plusieurs couche(s) de granulats scellés avec un liant bitumineux (enduit superficiel) ou d'une dalle de béton... Dans une majorité de pays — y compris développés comme aux États-Unis ou au Canada — le réseau routier est constitué à la fois de routes revêtues et de routes non revêtues.
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Le mot « route » dérive du latin (uia) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.
Les premières routes sont liées à l'invention de la roue, du char et des chariots. Les Chinois disposaient d'un vaste réseau de routes. La « route de la soie » est un axe commercial très ancien. Les Romains ont développé le premier grand réseau routier pavé par des esclaves. La plupart des anciennes voies romaines existent toujours.
Dans le passé les routes étaient entretenues par la corvée, l'impôt en nature, sous forme de prestations imposées de travail ou d'apports de matériaux (cailloux, silex, chaux).Au début du XXe siècle, avec l'essor du trafic automobile mais aussi avec le développement de la bicyclette, qui avait besoin de chaussées de meilleure qualité, on revêtit ces dernières, préalablement tassées au rouleau compresseur, de goudrons, de pavés bitumineux ou d'asphalte, comme cela était déjà fait pour les trottoirs depuis le début du XIXe siècle. En ville, dans la plupart des pays les riverains doivent toujours entretenir trottoir et caniveau.
Une partie importante des impôts sert encore à la construction, à l'entretien et à l'éclairage des routes.
Les routes peuvent être classifiées selon différents critères.
Quelques exemples de classifications :
Les routes de grande liaison, comme les autoroutes,
Les routes de transit, pour lesquelles la fonction d'écoulement du trafic de transit à moyenne ou grande distance est privilégiée,
Les routes multifonctionnelles,
Cette classification est celle qui sert de référence à la conception des routes (pour la France, voir Typologie des routes pour leur conception en France)
Les routes réservées à certaines catégories d'usagers (cyclistes ou piétons) ont des dénominations spécifiques :
Des routes stratégiques peuvent avoir été conçues à des fins militaires, afin d'y pouvoir circuler rapidement avec des véhicules militaires.
Les voies romaines rectilignes pourraient les avoir préfiguré, ainsi que les premières autoroutes en Allemagne.
Les autoroutes sont une catégorie de routes à fort trafic, dont les deux sens de circulation sont séparés par un terre-plein, et n'ayant aucun croisement à niveau avec d'autres routes, sans accès pour les riverains. On y circule plus vite. Les accès (bretelles) sont généralement des échangeurs dénivelés.
En général ce type de route est gratuite, mais des axes urbains (ex. : à Londres pour limiter l'engorgement) ou des grands ponts (route du pont de l'Öresundsbron reliant le Danemark à la Suède) peuvent être payants (écotaxe et/ou simple péage).
La mise en œuvre du service public à l’usager, comprenant la construction de la route et son exploitation, est alors déléguée à une société concessionnaire qui investit pour construire.
En France, les autoroutes sont le plus souvent clôturées et payantes (concédées à des entreprises privées) alors que les autres routes sont d'accès gratuit. Quelques autoroutes gratuites sont gérées par l'État (A75, A1 contournement de grandes agglomérations...). Leur linéaire représente un peu plus du quart de celui des autoroutes payantes (concédées).
On distinguera les routes revêtues des routes en terre.
Parmi les routes revêtues, il y a les routes revêtues en enrobés et les routes en béton.
Les États-Unis et le Japon sont les pays qui ont le plus long réseau routier par habitant avec respectivement 1853 et 146 km/habitant. Ils sont suivis par la France (59) et l'Allemagne (52).
La Belgique et les Pays-Bas sont les pays qui ont la densité de réseau la plus élevée pour ce qui concerne la longueur rapportée à la superficie (avec respectivement 4,89 et 3,16 km/km2).
Les impacts sont nombreux et complexes. Ils varient selon le contexte et sont atténués ou au contraire amplifiés selon la manière dont la route est positionnée, construite, gérée et surtout selon ses impacts secondaires. Ils ne sont pris en compte et qu'imparfaitement et depuis peu (La Loi française sur les études d'impacts ne date que de 1976).