| Saint-Malo | |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région | Région Bretagne |
| Département | Ille-et-Vilaine (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Saint-Malo (chef-lieu) |
| Canton | Deux cantons : Nord & Sud |
| Code Insee | 35288 |
| Code postal | 35400 |
| Maire Mandat en cours |
René Couanau 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Malo |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 8 m minimale : 0 m maximale : 51 m |
| Superficie | 36,58 km² (3 658 ha) |
| Population sans doubles comptes |
52 737 hab. (2007) |
| Densité | 1 385 hab./km² |
| Gentilé | Malouins, Malouines |
Saint-Malo (Saent-Mâlo en gallo et Sant-Maloù en breton) est une commune de France métropolitaine, située en Bretagne, dans le département d'Ille-et-Vilaine .
Station balnéaire connue pour sa ville close et son rapport à la mer, la ville est l'une des plus visitées de Bretagne et attire près de 200 000 touristes en été[1]. Fruit d'une riche histoire maritime, elle demeure un port important (plaisance, pêche, commerce et voyageurs) et un centre économique.
Sommaire |
Saint-Malo est un port de mer situé sur la Manche, à l'embouchure de l'estuaire de la Rance. Ce bras de mer qui se transforme en rivière est délimité par l'usine marémotrice du barrage de la Rance côté mer et par la ville de Dinan côté terre (à 18 km de là).
L'accès au port de Saint-Malo est protégé par de nombreux récifs et brisants immergés à marée haute, par des tombolos sous-marins (visibles aux marées basses de vives eaux), par des îles ou îlots dont beaucoup furent fortifiés aux XVIIe et XVIIIe siècles (Cézembre, Fort Harbour, le fort de la Conchée, le Grand Bey et le Petit Bey, l'Islet du Fort National).
Saint-Malo était une presqu'île et fut entourée de remparts construits et reconstruits du XIIe au XIXe siècles, auxquels les architectes Vauban et Siméon de Garangeau adjoignirent les fortifications insulaires. Une spécificité des remparts de Saint-Malo est qu'ils sont posés sur le rocher qui supporte la ville et ne tiennent que par le poids des pierres empilées.
Saint-Malo gouverne le Clos-Poulet (nom issu dit-on de "Pou-Alet", du latin Pagus Aleti, "le pays d'Alet", mais il est plus probable que le nom soit issu de Plou/Ploua-Alet: "paroisse d'Alet" en breton) qui est délimité par la Rance, la Manche et la dépression de Châteauneuf. La ville fait face à Dinard. Cancale conclut à l'est la côte du Clos-Poulet, composant une partie de la Côte d'Émeraude.
Aujourd'hui, la commune inclut aussi les anciennes communes de Saint-Servan et de Paramé avec lesquelles elle a fusionné en 1967.
Les marées de la baie de Saint-Malo sont parmi les plus importantes en Europe. Elles sont provoquées par la concentration des eaux au cœur d'une énorme baie triangulaire entre Bretagne et Cotentin.
Au maximum, le marnage (amplitude entre marée basse et marée haute) peut y atteindre 14 mètres, soit plus du double du marnage ordinaire en Atlantique.
C'est pour cette raison que le barrage de l'usine marémotrice fut construite précisément sur la Rance (l'autre option étant la baie du Mont Saint-Michel) au début des années 1960.
L'histoire de Saint-Malo remonte à l'antiquité, où cette région correspond à l'ancien centre maritime du peuple gaulois des Coriosolites, installés à la cité d'Aleth (actuel Saint-Servan). Sous l'influence des Romains, la ville de Corseul, dans les terres, se développe aux dépens de la cité d'Aleth. Aleth reste un port important et à la fin du IIIe siècle les Romains choisissent de le fortifier. À cette époque, face à Aleth, l'île de la future Saint-Malo est encore inhabitée.
Lors du retrait de l'armée Romaine (le 16 janvier 423), Alet subit de nombreuses attaques venues du Nord. C'est ensuite que saint Maclow, venant de l'actuel Pays de Galles, s'installe sur le rocher qui prendra le nom de rocher de St Malo en 541[2].
Alet continue de se développer jusqu'à la fin du premier millénaire où, après plusieurs attaques des Normands, la ville est durablement affaiblie. Au milieu de XIIe siècle, le siège épiscopal d'Alet est déplacé sur le rocher de Saint-Malo, mais on ne sait si l'arrivée de l'évêque précède ou suit la première urbanisation de Saint-Malo. Cet événement marque néanmoins la fin de la grandeur d'Alet. Désormais, la position stratégique du port est l'objet de conflits entre la Bretagne et le royaume de France. En 1490, la ville en profite pour proclamer son indépendance et devient une cité-état pendant quatre ans. Après un bref passage aux mains du roi de France au début du XVe siècle, Saint-Malo est définitivement annexée de la Bretagne à la France en 1493[3].
C'est avec la découverte des Amériques et le développement des échanges commerciaux avec les Indes que Saint-Malo prend son envol économique et s'enhardit considérablement. Les armateurs deviennent plus nombreux et des personnages de cette époque font la renommée de la ville. Jacques Cartier découvre et explore le Canada, les corsaires harcèlent les marines marchandes et militaires ennemies, tels Duguay-Trouin, puis un peu plus tard Surcouf. D'autres s'illustrent dans les sciences, tel Maupertuis, ou dans les lettres et la politique comme Chateaubriand. Modification du style de vie, les armateurs se font construire de belles demeures particulières appelées Malouinières[4].
L'essor de Saint-Malo trébuche à la Révolution française qui ne l'épargne pas. Saint-Malo continue ensuite de développer la pêche, en particulier la Grande Pêche vers Terre-Neuve. À la fin du XIXe et au XXe siècle, Saint-Malo développe son tourisme, notamment grâce à ses plages. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Malo est particulièrement touchée, la ville est dévastée à 80% par des incendies en 1944. Presque entièrement reconstruite à l'identique après la guerre, Saint-Malo est aujourd'hui un important centre touristique estival, également port de commerce, de pêche et de plaisance[5].
(1) Fusion des trois villes : Saint-Malo, Saint-Servan (14 963 habitants en 1962) et Paramé (8 811 habitants en 1962).
L'administration de Saint-Malo est dirigée depuis 1989 par René Couanau.
La stagnation du nombre de ses habitants après la guerre a amené Saint-Malo à fusionner en 1967 avec deux communes limitrophes, Paramé et Saint-Servan-sur-Mer, malgré la vieille rivalité entre Saint-Servan et Saint-Malo. Le nom de Saint-Malo a été appliqué à l'ensemble.
La ville est le chef-lieu de deux cantons :
Saint-Malo forme désormais une communauté d'agglomérations regroupant 17 communes et fait aussi partie du pays de Saint-Malo, regroupant 71 communes : Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Malo.
Saint-Malo est jumelée avec
Port-Louis, capitale de l' Ile Maurice, en 1999. [8]
Saint-Malo est un port de commerce actif, il est classé d'intérêt national. En 2000, il se situait au 16e rang, à égalité à l'époque avec Brest.
C'est aussi la neuvième criée régionale et un port de plaisance.
Bien situé régionalement, il lui manque néanmoins quelques atouts, sa situation en centre-ville le limite dans la réception de matières dangereuses et le fort trafic touristique perturbe l'approche de ses installations. Son accès est aussi rendu difficile par l'amplitude des marées.
Le port ferry (terminal du Naye) reçoit les navires Brittany Ferries, Condor Ferries et hd ferries.
La ville regroupe plus d'une soixantaine de médecins généralistes, plus d'une centaine de médecins spécialisés, une trentaine de pharmacies. Elle possède son hôpital [9], une clinique [10], alliée de neuf maisons de retraite (publiques et privées confondues) et de quatre laboratoires d'analyses médicales.
La commune a deux cimetières : le cimetière de la Vigne au chapitre et le cimetière du Rosais.
A la rentrée 2007, 0,7% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.
L'enseignement à Saint-Malo est représentatif de l'activité économique régionale, mettant notamment l'accent sur les métiers en relation avec la mer, le tourisme et l'agriculture.
Ainsi, on peut citer dans le domaine maritime mer l'école de la Marine marchande, un lycée professionnel maritime proposant des formations de marine marchande et d'aquaculture ainsi que le lycée Les Rimains préparant aux concours de la marine marchande. Le tourisme est lui représenté par un lycée hotelier dans la ville voisine de Dinard. Des formations en agriculture sont elles dispensées au lycée Les Vergers à Dol-de-Bretagne.[11]
Parmi les enseignements moins liés à l'activité régionale, on trouve : une formation d'infirmiers avec l'IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), un IUT spécialisé dans le domaine des télécoms et de la gestion des entreprises.
L'enseignement secondaire général est dispensé par trois lycées : deux publics, le lycée Jacques Cartier et le lycée Maupertuis ainsi que l'établissement privé catholique l' Institution - La Providence.
Saint-Malo était jusqu'en 2005 ville d'art et d'histoire.
La ville est aussi récompensée de quatre fleurs ![]()
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et de la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[12]
Les événements ayant pour cadre la ville de Saint-Malo les plus connus sont associés aux courses nautiques : le départ de La Route du Rhum, course de voiliers transatlantique en solitaire, a lieu tous les quatre ans, tandis que la Transat Québec-Saint-Malo en équipage qui a également lieu tous les 4 ans. Saint-Malo accueille également des évènements nautiques occasionnels comme le départ de La Course des Grands Voiliers (anciennement la Cutty Sark) en 2006 ou d'envergure plus modestes comme le Raid des Corsaires dans la baie de Saint-Malo. Dans le domaine, on notera également un salon du nautisme d'occasion, Saint-Malo à la Hune.
Dans le domaine musical, Saint-Malo présente chaque année le festival de La Route du Rock (été et hiver), en association avec la commune de Saint-Père.
Parmi les évènements culturels importants, figurent le Quai des Bulles, festival de la bande dessinée et de l'image projetée qui a lieu à l'automne, ainsi que le festival littéraire des Étonnants voyageurs au printemps. D'autres évènements animent aussi la ville, tels le Festival européen du théâtre lycéen francophone.
Enfin le festival Folklores du monde (en été), auparavant réservé à la culture bretonne, s'est aujourd'hui élargi en accueillant chaque année de nombreux groupes venus des 5 continents. La ville est lors de cet évènement représenté par les Corsaires Malouins ( groupe de chant de marins ), l'association folklorique Quik Alet et le groupe Quic-en-Groigne, ensemble traditionnel breton, composé d'un bagad en catégorie Maout et d'un cercle celtique, champion de Bretagne 2004, 2005 et 2006 de la fédération de danse bretonne War'l leur.
La plus grande salle est l'Omnibus, une structure originale composée d'une salle de spectacle de 920 places qui présente toute l'année de nombreux concerts (rock, électro, reaggae, musique bretonne, jazz, ...) ainsi que de salles de répétitions et d'enregistrements.
Deux théâtres (à Saint-Malo et à Saint-Servan) accueillent des spectacles pour adultes ou enfants chaque mois avec des programmations variées et orientées vers tous les publics.
Presse:
Saint-Malo a pour code :
L'hermine, symbole des remparts, marche sur la herse, symbole de la ville. Au XVIIe siècle, le blason de Saint-Malo a pour principal motif un dogue (de gueules à un dogue d'argent), faisant référence aux fameux "chiens du guet", qu'on lâchait le soir sur la grève, pour préserver la ville des pillages de navires et ce jusqu'en 1777.
Quelques photos de Saint Malo :
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La tour Solidor, quartier de Saint-Servan. |
plage du môle et Petit Bé. |