| TAHITI | |
| Pays | |
| Province | Polynésie française |
| Archipel | Îles du Vent (Îles de la Société) |
| Principale ville | Papeete |
| Localisation | Océan Pacifique Sud |
| Superficie | 1 043 km² |
| Côtes | 132 km |
| Point culminant | Mont Orohena 2 241 m |
| Géologie | Île volcanique |
| Population | 178 133 hab. ((2007)) |
| Densité | 171 hab./km² |
Tahiti est la plus grande île de la Polynésie française, dans le sud de l'océan Pacifique. Elle fait partie des îles du Vent dans l'archipel de la Société.
Sommaire |
Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.
Aperçue par Quirós en 1606, l'île fut réellement visitée par Samuel Wallis qui y accosta le 19 juin 1767, et la baptisa « Île du Roi George ». Bougainville, qui y aborda quelques mois plus tard, lui donna tout d'abord le nom de « Nouvelle-Cythère . Tahiti est devenue française en 1842.»[1].
Longue de 45 km à ses points les plus éloignés, elle couvre environ 1 045 km² dont seulement 150 sont habités et exploités. Son plus haut sommet, le mont Orohena, culmine à 2 241 m . Elle se situe grossièrement par 17 degrés sud et 150 degrés ouest. Sa capitale, Papeete, est située sur la côte nord-ouest. L'île se compose de deux parties centrées sur des volcans éteints et reliées par un court bras de terre, l'isthme de Taravao. La plus grande de ces parties est nommée Tahiti Nui (Grand Tahiti) et l'autre Tahiti Iti (Petit Tahiti). Seule la bande côtière est habitée sur une profondeur qui excède rarement deux kilomètres. Tahiti est l'île la plus peuplée de la Polynésie française, avec 70 % de la population totale. La population de Polynésie française était de 260 338 habitants en 2007. Les langues officielles sont le tahitien et le français.
À 15 km à l'ouest de Tahiti se situe l'île-sœur Moorea, que l'on aperçoit parfaitement depuis la plupart des communes de l'ouest de Tahiti Nui. De nombreux travailleurs habitent à Moorea et vont travailler à Tahiti en prenant le ferry tous les matins.
Tahiti et les autres îles de la Société connaissent de graves problèmes de diminution de la biodiversité liée à l'urbanisation, aux pollutions, au manque d'épuration de l'eau, à la surexploitation des ressources halieutiques, mais aussi à l'introduction d'espèces invasives Exemple : Petite fourmi de feu (PFF) importée de Nouvelle-Calédonie qui a commencé à coloniser l'île, sans doute vers 1990 -1995, pour n'être officiellement signalée qu'en juillet 2004 (fait rendu public en octobre 2004. Le Service du développement rural (SDR) de Polynésie française a lors de la saison sèche 2005 bloqué l'explosion pour un an, mais les colonies connues ont repris leur expansion. La Direction de l'Environnement de Polynésie française, aidée par des sociétés privées et Fenua Animalia freinent l'expansion depuis décembre 2006 (5 colonies ont été traitées sur le domaine public, avec des tests d'évaluation de différentes pratiques car malgré l'aide de l'armée, les traitements ne sont pas efficaces à 100%. En juin 2007, au moins 27 colonies sont identifiées sur 6 communes au 27 03 07, à Papeete, Faa'a, Punaauia, Papenoo et Mahina[2]. Deux colonies ont été cartographiées au Pic Vert (Papeete) et Souky (Faa'a)en 2007, mais d'autres existent qu'il faut repérer avec la population). Tahiti est entourée par une barrière de corail.
Les communes actuelles de Tahiti:
Elles se répartissent ainsi :
Voir l'article Économie de la Polynésie française
Porte d'entrée de la Polynésie française, Tahiti est l'île la plus visitée par les touristes. En 2004, 193 753 touristes ont visité l'île soit 91,4 % du total des touristes en Polynésie française.
Tahiti est aussi le centre administratif de la Polynésie française.
Malgré l'isolement, Tahiti abrite :
L'île étant en plein développement. [1]
Tahiti est desservie par l'aéroport international Tahiti Faa'a, le plus gros aéroport de Polynésie française. Il s'agit en effet du port d'entrée principal pour les touristes mais également les habitants des autres iles de Polynésie française.
Le principal moyen de transport en commun à Papeete et ses environs est une sorte de bus appelé truck, qui est un camion aménagé pour recevoir des passagers comme un autobus. Quelques cars climatisés mieux aménagés permettent de se rendre dans les communes les plus éloignées. À moyen terme, les trucks risquent de disparaitre remplacés par des cars climatisés.
Le second moyen de transport en commun courant, pour rejoindre Papeete, est le bateau. Les habitants de l'île sœur Moorea prennent régulièrement le ferry ou le catamaran (navette rapide) pour effectuer la traversée. Les sociétés Aremiti et Moorea Express proposent toutes les deux des services concurrents de transports de personnes et marchandises entre Tahiti et Moorea.
Le climat tropical est chaud et humide toute l'année. L'énorme masse de l'océan qui entoure cette région s'oppose à toute modification drastique de température et d'humidité. Il n'y a donc pas de saisons à Tahiti. C'est donc par abus de langage qu'on parle de deux saisons : la saison sèche et la saison humide ou dite « des pluies » (période cyclonique). En réalité, la pluviométrie est répartie sur toute l'année, bien qu'en quantité il tombe davantage d'eau en moyenne pendant l'été austral. Un facteur légèrement plus caractéristique est l'alternance d'une « saison » chaude et d'une saison « fraîche » (surtout quand souffle l'alizé de Sud-Ouest : Mara'amu). Toutefois la différence de température moyenne entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid reste très inférieure à l'amplitude de la température au cours d'une journée. La longueur des journées reste sensiblement la même tout au long de l'année.
Pour ce qui est des marées, Tahiti se trouve sur un nœud de résonance de la marée lunaire (point amphidromique) ce qui l'annule donc totalement. Ne reste que la composante de marée due au soleil, qui est beaucoup plus faible et synchronisée avec l'astre en question. Conséquences :
Au sud de l'île, vers le petit village de Teahupoo, un récif est propice à la pratique du surf : chaque houle du sud arrive sur ce récif en formant une vague massive et puissante, souvent cylindrique, offrant alors un tube spectaculaire. D'une hauteur variable, de 1,50 m à 9 m par grosse houle, cette vague déferle avec une forte puissance car le récif remonte subitement des fonds océaniens, passant de plusieurs mètres de fond à environ 80cm d'eau. La pratique du surf y est périlleuse. Le 17 août 2000, le surfeur Laird Hamilton prit une vague de 8 mètres de haut. Comme surfeur local sur ce spot, on peut citer Hira Teriinatoofa, Michel Bourez, Manoa Drollet, Raimana Van Bastolaer et Malik Joyeux, mort depuis à Hawaii.
De nombreuses traditions existent au sein de la culture maohi (les māori se trouvant plutôt en Nouvelle-Zélande). Les légendes représentent l'histoire de la culture et l'île renferme de nombreux contes dont certains très populaires comme l'oiseau d'eau (le tefaora).
Le mois de juillet est propice à la découverte de ces traditions puisque de nombreuses manifestations culturelles sont organisées dans le cadre ou en marge du Heiva de Tahiti.