| Tarente | |
|---|---|
| Nom italien | Taranto |
| Pays | |
| code ISTAT | 073027 |
| code postal | 74100 |
| Préfixe tel | 099 |
| Coordonnées | |
| Altitude | 15 m |
| Superficie | 217 km² |
| Population | 199 012 hab. - (01/01/05) |
| Densité | 973 hab./km² |
| Code cadastral | L049 |
| Gentilé | tarentin (ou tarentino, pluriel tarentini) |
| Saint patron | San Cataldo vescovo |
| Fête patronale | 10 mai |
| Localisation | |
| Site officiel | |
Tarente (Taranto en italien, Τάρας / Táras en grec, Tarentum en latin) est une ville italienne d'environ 200 000 habitants, chef-lieu de la province de même nom dans les Pouilles.
Sommaire |
Tarente est un port du sud de l'Italie construit sur le golfe de Tarente. La vieille ville, la città Vecchia, ou encore Borgo Antico, héritière de la colonie spartiate qui fut dans l'Antiquité l’une des cités les plus riches de la Grande Grèce, a été établie sur une île rectangulaire qui commande le chenal d'accès à la rade, appelée Mare Piccolo.
Un pont tournant métallique à deux volées, appelé Ponte Girevole[1], inauguré en 1887, livre passage à la navigation entre le golfe de Tarente et la rade. Ce pont est très semblable à l'ancien pont tournant nommé pont National (1861)[2] de Brest, ville avec laquelle Tarente se trouve jumelée.
La ville fut fondée par les Parthénies, des exilés spartiates, en 706 av. J.-C. et se développa et devint ville souveraine de la Grande Grèce (dans les colonies grecques du sud de l'Italie). Des luttes incessantes l’opposèrent aux populations d’Apulie. Tarente atteignit son apogée au IVe siècle av. J.-C. et exerça alors une véritable hégémonie sur la Grande Grèce, aussi bien sur le plan politique, qu'économique et culturel. C'était la seule cité à posséder une grande rade bien abritée. Aussi devint-elle un centre important de commerce maritime et de pêche. Au IVe siècle av. J.-C., Tarente vit les plus grands pythagoriciens : Philolaos très probablement (vers -400), Lysis, Archytas, Eurytos.
En 212 av. J.-C., Tarente passe sous l’autorité d’Hannibal, ce qui lui vaudra, une fois reprise, d’être mise à sac par les troupes de Fabius Cunctator. Les Romains en firent la conquête définitive en 209 av. J.-C., mais la paix avec la ville ne fut faite qu'à partir de 123 av. J.-C.. Après la conquête romaine, elle vit son importance décroître, les Romains lui préférant Brindisi.
Suites aux guerres avec les Goths, l'Empire byzantin l'a reconquise en 540.
Elle fut successivement conquise en 661 par les Lombards, les Sarrasins, et enfin par le normand Robert Guiscard, en 1063. Plus tard, elle partagea le sort du royaume de Naples.
De 1806 à 1815, Tarente, dont les travaux de fortifications avaient été confiés au général Soult, fut une base navale française très importante dans la guerre contre les Anglais et les Russes. Le titre de duc de Tarente fut donné par Napoléon au maréchal Macdonald (1765-1840).
En 1940, lors de la Seconde Guerre mondiale, la flotte de la Regia Marina italienne, mouillée dans le port de Taranto, subit de grosses pertes suite à un bombardement massif de la flotte aérienne de la Royal Navy britannique (Bataille de Tarente (1940)).
Le « temple de Poséidon » ou temple dorique de Tarente est l'un des plus anciens temples de la Grande Grèce. Il est le seul lieu de culte grec encore visitable du quartier ancien (Borgo Antico). Les ruines du temple, situé sur la piazza Castello, se trouvent incluses à la fois dans l'église de la Sainte-Trinité, la cour de l'Oratorio dei Trinitari, la maison Mastronuzzi et le couvent des Célestins. En 1700, on pouvait encore voir les vestiges de dix colonnes, mais celles-ci furent enlevées, et finalement disparurent lors de la reconstruction du couvent, en 1729.
À la fin du XIXe siècle, l'archéologue Luigi Viola étudia les restes et attribua le temple au culte de Poséidon, mais on considère aujourd'hui comme plus probable de l'attribuer à une divinité féminine : Artémis, Perséphone ou encore Héra. D'autres éléments du temple ont été dispersés avec les démolitions du couvent en 1926 et de l'église en 1973.
Les deux colonnes doriques subsistantes ont 8,47 m de hauteur, avec un diamètre de 2,05 m et un empattement de 3,72 m : on peut supposer que le temple faisait face au chenal navigable, et qu'il présentait 6 colonnes en façade et 13 sur les côtés. Le profil de chapiteaux fait remonter la construction du temple au début du Ve siècle av. J.-C.[3]
Le Castello Aragonese, qui commande le chenal d'accès à la rade, a des fondations byzantines du Xe siècle, mais il doit son état actuel aux travaux menés à la fin du XVe siècle par le roi Ferdinand IV d'Aragon[4].
Ce beau palais d'allure médiévale, en front de mer près du chenal, côté Borgo Nuovo, est en réalité une création de l'architecture de l'époque fasciste, inaugurée en 1934[5].
Tarente possède une importante base navale militaire dotée d'un arsenal, des chantiers de constructions navales, des industries chimiques, un complexe sidérurgique et des industries alimentaires.
Tarante c'est la ville la plus polluè d'Italie et de l'Europe Occidentale à cause des poisons des industries qui se lèvent sur son territoire. La pollution de Tarante c'est en fait de provenance civile seulement pour le 7%. La restant partie, le 93%, est d'origine industrielle. A Tarante chacun des son 200.000 habitants respirent chaque année 2, 7 tonnes de monoxyde de carbone e 57,7 tonnes de dioxyde de carbone. L'industrie sidérurgique de Tarente a vu le jour vers 1965 et est aujourd'hui une des plus importante d'Europe grâce au complexe sidérurgique ILVA et à la raffinerie de la société Shell. Toutefois, cette industrie est très polluante et très peu de mesures ont été prises par le gouvernement tant national que local pour combattre la pollution. Celle-ci a des conséquences très néfastes sur la population. Dès 1997, des cas de néoplasie ont été mis en évidence. En 1999, un parlementaire italien a demandé par une question écrite[6] à la Commission Européenne si elle était au courant de cette situation et si elle avait l'attention de prendre des mesures en la matière. Celle-ci a répondu qu'elle n'était pas au courant et que la directive 84/360/CEE du Conseil du 28 juin 1984 relative à la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations industrielles ne fixant aucune valeur limite d’émission pour les substances polluantes, il n’était pas possible de conclure qu’il y a eu infraction à la législation communautaire.
Dix ans plus tard, en octobre 2008, des résultats publiés par INES, l'Inventaire National des Emissions et de leur Augmentation (Inventario nazionale delle emissioni e loro sorgentioni) a estimé que Tarente c'est comme la chinoise Linfen, appelé «Toxic Linfen» et la roumaine Copşa Mică, les villes les plus polluées au monde pour les émissions industrielles.
En particulier à Tarente il y a la dioxine. Ici on produit le 92% de la dioxine italienne et l'8,8% des celle européenne. En dix ans leucémies, lymphomas et myelomas ont augmenté du 30-40%. La dioxine va s'accumuler dans le temp et a Tarante on a 9 kg, trois fois la quantité présent à la catastrophe de Seveso (la ville contaminée par une fuite de dioxine en 1976)
Le 21 octobre 2008, un article[7] paru dans le journal italien Corriere della Sera a dénoncé publiquement la situation catastrophique de Tarente et le manque de mesures prises pour combattre cette pollution. L'association italienne contre la leucémie a mis en ligne une pétition[8] pour protester contre le manque d'action.
| Liste des maires (sindaci) successifs | |||
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 30 avril 2000 - 3 avril 2005 | Rossana Di Bello | Centre droite | - |
| 3 avril 2005 - 25 février 2006 | Rossana Di Bello | Centre droite | - |
| 25 février 2006 - 14 juin 2007 | Tommaso Blonda | - | Commissaire extraordinaire |
| 14 juin 2007 | Ippazio Stefàno | Gauche | - |
| Toutes les données ne nous sont pas encore connues. | |||
La commune de Tarente est en état de faillite financière à cause de l'accumulation de passif, au 31 décembre 2005, de 637 million d'euro, évalué par Francesco Boccia, chef de la commission de liquidation. Il s'agit d'une des plus lourde faillite financière jamais subie par une collectivité locale.
L'état de faillite a été déclaré le jour 18 octobre 2006 par le commissaire extraordinaire Tommaso Blonda elù après les démissions du maire Rossana Di Bello due à sa condamnation à 1 ans et 4 mois pour abuse de bureau et faux idéologique dans l'enquête sur la fiducie de la gestion de l'incinérateur citoyen à la société Termomeccanica.
Talsano, Lido Azzurro, Lama, San Vito
Carosino, Faggiano, Fragagnano, Grottaglie, Leporano, Lizzano, Massafra, Monteiasi, Montemesola, Monteparano, Pulsano, Roccaforzata, San Giorgio Ionico, San Marzano di San Giuseppe, Statte, Villa Castelli (BR)
Objets et mobilier des sites et nécropoles de l'époque grecque (VIe - IVe siècles av. J.-C.).
Septimi, Gadis aditure mecum et
Cantabrum indoctum iuga ferre nostra et
Barbaras Syrtis, ubi Maura semper
Aestuat unda :
Tibur Argeo positum colono
Sit meae sedes utinam senectae,
Sit modus lasso maris et viarum
Militiaeque.
Unde si Parcae prohibent iniquae,
Dulce pellitis ovibus Galaesi
Flumen et regnata petam Laconi
Rura Phalantho.
Ille terrarum mihi praeter omnis
Angulus ridet, ubi non Hymetto
Mella decedunt viridique certat
Baca Venafro ;
Ver ubi longum tepidasque praebet
Iuppiter brumas, et amicus Aulon
Fertili Baccho minimum Falernis
Invidet uvis.
Ille te mecum locus et beatae
Postulant arces; ibi tu calentem
Debita sparges lacrima favillam
Vatis amici.
« [...] Rien n'égale pour moi cette aimable retraite:
Là des verts oliviers les tiens seraient jaloux,
Ô fertile Vénafre, et le miel de l’Hymette
Est moins pur et moins doux;
Là règne un long printemps que Baïa même envie;
Là jamais n’ont sévi les hivers rigoureux;
Là de Falerne Aulon, cher à Bacchus,
défie les raisins savoureux. [...] »
Horace, « À Septime » (Odes II, 6)
Tarente est jumelée avec