En sciences de la vie, un type est un élément de référence attaché à un nom scientifique[1] (et non pas à un taxon), à partir duquel une espèce vivante (ou ayant vécu), a été décrite.
Il désigne le matériel original ayant servi à la typification.
Avec le temps, les conditions et indications à réunir pour qu'un élément soit être admis comme type sont devenues plus nombreuses et strictes.
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Un type peut être ;
Cette terminologie s'applique essentiellement aux noms spécifiques et infraspécifiques, mais peut être implicitement étendue aux noms de taxons supérieurs à l'espèce.
Il y a trois principales catégories de types ; l'holotype, le plus important, et deux autres catégories qui concerne la typification postérieure des noms anciens (publiés avant une date fixée par les Codes, par exemple avant 1958 pour la mycologie) dépourvus de type à l'origine. Cette typification permet de résoudre des problèmes de priorité et de fixer l'interprétation de taxons jusque là contestés.
C'est le type original, explicitement désigné par l'auteur du nom dans la publication originale (publication validante). L'holotype est toujours celui d'un nom de taxon (et non d'un taxon) ; l'holotype d'un taxon est un concept qui n'a pas de sens.
On nomme isotype le double de l'holotype quand il existe (un fragment de celui-ci, ou une partie de la récolte constituant le spécimen type).
Il peut exister plusieurs holotypes (répartis dans divers herbiers, par exemple).
C'est le spécimen qui devient le type nomenclatural en absence d'holotype lors de la publication d'origine. Il est possible de lectotyper un taxon postérieurement et officiellement (une validation latine n'est pas nécessaire) en choisissant un lectotype parmi les élements du matériel original s'il en subsiste. Il peut s'agir de tout spécimen (ou illustration) sur lesquels on peut démontrer que la description originale a été basée.
S'il est unique, ce matériel devient automatiquement un type (virtuel) appelé « lectotype obligatoire non désigné ».
Pour être reconnu, il doit être publié suivant des règles consignées dans le Code.
C'est le type désigné en l'absence de tout matériel original (sauf pour les noms sanctionnés). C'est un spécimen ou une illustration. Il peut être contesté sous certaines conditions.
Il exsite aussi le syntype et le paratype
Un ou plusieurs spécimens cités dans le protologue quand l'auteur qui n'a pas désigné d'holotype ou qu'il en a désigné plusieurs à la fois comme types.
C'est un spécimen cité dans le protologue qui n'est ni l'holotype, ni un isotype, ni l'un des syntypes quand l'auteur a désigné plusieurs spécimens à lafois comme types.
C'est un spécimen (ou une illustration) qui tient provisoirement lieu de type nomenclatural (tant que tous les matériaux sur lesquels a été fondé le nom du taxon font défaut).
C'est un spécimen (ou illustration) choisi comme modèle d'interprétation quand l'holotype, le lectotype ou le néotype antérieurement désigné, ou quand l'ensemble du matériel original, associé à un nom validement publié, est manifestement ambigu (c'est à dire de façon démontrable) et ne peut être identifié de manière probante pour de donner une application précise à un nom de taxon. Lorsqu'un épitype est désigné, l'holotype, le lectotype ou le néotype qu'il représente doit être explicitement cité.
La nécessité de typification des noms de taxons a mis du temps à se dégager. L'un des premiers zoologiste à utiliser le concept de type (même s'il n'utilise pas le mot) est Mathurin Jacques Brisson (1723-1806).